Le lauréat du Prix Israël, le poète Natan Zach, a signé, lundi, une annonce dans l’édition hébreu du quotidien Haaretz donnant sa
« bénédiction [au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,] sur son chemin vers la cour de La Haye ».

Vendredi dernier, la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye a ouvert une enquête préliminaire pour des crimes de guerre qui auraient été commis par les Israéliens lors du conflit à Gaza cet été.

Cette enquête pourrait aussi ouvrir la voie à des poursuites pour crime de guerre contre les Palestiniens.

Israël et ses proches alliés, dont les Etats-Unis, ont dénoncé l’adhésion palestinienne à la CPI, qui est largement considérée comme faisant partie des mesures visant à mettre la pression sur Israël et à obtenir l’indépendance unilatérale des Territoires palestiniens en l’absence d’un processus de paix viable.

Zach, qui a aussi gagné le prix Bialik de la littérature, est un personnage controversé depuis des années pour ses positions politiques et et ses considérations ethniques.

Natan Zach (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Natan Zach (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

En octobre, il avait signé une autre annonce dans Haaretz dans laquelle il défendait Abbas et son utilisation du terme « génocide » pour décrire l’opération militaire de l’été dernier à Gaza.

Mais la déclaration la plus controversée de Zach est probablement celle qui date de juillet 2010. Lors d’une interview accordée à la radio militaire, il avait comparé les Juifs d’Europe et du Moyen-Orient : « Les uns viennent de la plus grande culture qui existe, la culture occidentale –, et les autres viennent des grottes. »

Suite à ce commentaire, des centaines de personnes avaient signé une pétition exigeant que ses œuvres soient retirées des programmes scolaires.

Le député Ayelet Shaked d’HaBayit HaYehudi a répondu lundi à cette annonce sur sa page Facebook. Elle accuse Zach de « soutenir le terrorisme diplomatique contre Israël. Les députés Avi Wortzman (HaBayit HaYehudi) et Gila Gamliel (Likud), ont eux choisi de citer un verset d’Isaïe 49 pour insinuer que Zach est le « destructeur » d’Israël.