Mardi, un célèbre poète israélien a publié une annonce dans un quotidien hébreu affirmant que le président de l’Autorité palestinienne avait décrit la « vérité » lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait raconté des « histoires » dans le sien.

Lors d’une interview accordée à la radio militaire, Natan Zach justifie l’utilisation du mot « génocide » par Abbas pour décrire l’opération militaire de la bande de Gaza cet été.

« Des choses pires, ou pas moins pires ont été affirmées par les politiciens israéliens comparé à ce qu’a déclaré Abbas au sujet du génocide », a-t-il expliqué. « Dans une certaine mesure, sous la colère, après avoir été malmené lors des négociations qui ont échoué cette année, il a laissé échapper un mot malheureux ».

« Pour Abbas, c’est un génocide, un petit génocide », ajoute-t-il.

Zach n’en est pas à sa première controverse.

En 2011, Zach avait tenu des propos méprisants sur les Juifs originaires du Moyen-Orient. Des centaines de personnes avaient signé une pétition exigeant que le ministre de l’Education, Gideon Saar, retire les œuvres de Zach des programmes scolaires et ses nominations aux institutions académiques.

« L’idée de prendre des gens qui n’ont rien en commun m’est venue », a-t-il déclaré lors d’un entretien télévisé, selon une traduction d’Haaretz. « Les uns viennent de la plus grande culture qui existe – la culture occidentale – et les autres viennent des grottes ».

Et en 2006, il a dû être explusé d’une conférence du Parti travailliste à Beit Shemesh après être monté sur la scène ivre et s’être adressé au public en gesticulant.