Un policier a reconnu durant la nuit de mercredi avoir été impliqué dans un tir mortel sur un homme bédouin dans un incident pour lequel la police avait précédemment nié toute responsabilité.

L’unité des affaires internes de la police israélienne a déclaré dans un communiqué que le policier suspecté avait d’abord nié à plusieurs reprises son implication dans le tir qui a atteint Rahat Sami al-Jaar, 20 ans, lors d’une saisie de drogue le 14 janvier. Cependant, après une enquête sur ce cas, le policier soupçonné a fini par reconnaître sa responsabilité dans ce qui serait un tir illégal.

Pendant les obsèques de Jaar, le cortège funèbre s’est affronté avec la police et un homme est mort, apparemment d’une crise cardiaque provoquée par l’inhalation de gaz lacrymogènes. Un autre homme a subi une grave blessure par balle, suscitant encore plus d’indignation dans la communauté locale.

Après la mort de Jaar, les autorités avaientaffirmé qu’il n’avait pas été tué par un tir délibéré de la police. Selon le compte-rendu de la police sur l’événement, les policiers ont tiré en l’air après avoir été attaqués par des pierres quand ils sont entrés dans Rahat, une ville bédouine du sud d’Israël, pour arrêter plusieurs personnes pour des crimes liés à la drogue. La police avait dit que Jaar, qui se tenait à proximité, a été atteint par inadvertance, a indiqué la police.

Les résidents de la ville ont accueilli avec scepticisme cette explication et la famille de Jaar affirme qu’il n’était pas impliqué dans les arrestations. Le père de la victime, Khaled al-Jaar, lui-même un ancien policier, explique que lorsque la police est arrivée, il est sorti avec son fils pour voir d’où venait le bruit.

De l’autre côté de la rue, il a vu la police battre plusieurs jeunes, poursuit-il. L’aîné des Jaar s’est approché de la police et leur a dit qu’ils ne devraient pas les battre. Il s’est ensuite battu avec un policier, qui décrit-il, l’a poussé sur le sol, a pointé son arme sur lui et lui a ordonné de partir. Khaled al-Jaar est retourné près de sa maison rapidement après.

Selon sa version des faits, la police a aspergé son fils de gaz lacrymogène et ensuite « il y a eu beaucoup de coups de feu » et son fils a été mortellement touché.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.