L’unité d’enquête de la police a ouvert une enquête sur les allégations selon lesquelles trois policiers de Jérusalem auraient agressé des suspects sous leur supervision, a rapporté lundi la Deuxième chaîne.

Un officier est soupçonné d’avoir amené un chien d’attaque de la police dans la pièce lors d’une enquête sur des mineurs. Le rapport n’a donné aucun détail sur l’identité des mineurs.

Deux autres auraient battu un suspect alors qu’il se trouvait dans une cellule de détention et ont continué à le frapper au poste de police alors que ses mains et ses pieds étaient menottés.

Les trois officiers ont été libérés dans des conditions restrictives jusqu’à la fin de l’enquête.

La police israélienne a déclaré dans le passé qu’elle prévoyait d’équiper ses officiers de caméras corporelles pour aider à réduire les cas de violence policière et pour renforcer la confiance du public envers les services de police.

Il n’était pas précisé si cela s’étendrait aux policiers dans les lieux de détention ou les postes de police.

La décision d’installer des caméras sur les officiers survient après que des images d’amateur en avril 2015 ont montré que la police avait battu un soldat éthiopien, Damas Pakada, apparemment sans raison. Cela avait déclenché des manifestations de masse à l’échelle nationale contre la brutalité policière et le racisme systématique présumé.

Des images de la vidéo montrant des policiers rouant de coups un soldat d'origine éthiopienne, Damas Pakada, qui a affirmé avoir été la cible d'une attaque raciste, en mai 2015. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Des images de la vidéo montrant des policiers rouant de coups un soldat d’origine éthiopienne, Damas Pakada, qui a affirmé avoir été la cible d’une attaque raciste, en mai 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube)