Le dirigeant d’un parti politique libanais mineur a déclaré à la télévision locale que les adolescents palestiniens qui menaient des attaques au couteau contre des Israéliens étaient des « chercheurs de suicide ».

Roger Edde, chrétien maronite qui est le fondateur et le dirigeant du parti de la paix libanais (Assalam), avait également déclaré pendant un entretien télévisé le 20 janvier que l’Iran posait un plus grand problème au monde arabe qu’Israël.

« Toutes les personnes qui appellent aujourd’hui à combattre Israël tout en minimisant les inquiétudes à propos de l’Iran ont un problème », avait-il déclaré à la chaîne al-Mayadeen, affiliée au Hezbollah, selon une traduction de ses remarques faites lundi par MEMRI, une ONG qui étudie les informations du Moyen-Orient.

Edde avait également déclaré qu’il voulait que l’Iran donne au Liban « des assurances » suite à l’accord avec les puissances mondiales sur son programme nucléaire.

Le Liban, a ajouté Edde, voulait que l’Iran « bénéficie des relations normalisées qui ont commencé avec la communauté internationale ».

« Je ne veux pas qu’il ‘exporte’ la révolution [islamique] dans un effort pour répandre la guerre civile au Levant et dans le reste du monde arabe », a ajouté Edde, faisant apparemment référence à l’influence du groupe chiite soutenu par l’Iran, le Hezbollah.

Interrogé sur les « 132 jeunes palestiniens » qui, selon l’animateur, « ont été tués de sang froid par Israël ces deux derniers mois », Edde a répondu qu’ « Israël ne devait pas accepter cela, quelles que soient les circonstances, parce que quiconque essaie de mener une opération sait qu’il se dirige vers sa mort ».

Il a ajouté : « S’il attrape un couteau pour attaquer une femme, il sait que c’est du suicide. Parce que quelqu’un va le tuer. »

L’animateur, semblant surpris par la réponse d’Edde, a demandé : « considérez-vous Israël comme votre ennemi ? »

Edde a répondu : « oui, bien sûr. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas en paix avec eux, nous sommes dans un état de guerre. [Mais] nous avons une trêve avec Israël et sommes engagés dans cette trêve. »

Le parti Assalam, qui fait partie de la coalition modérée du 14-mars au Liban, n’a actuellement aucun siège au Parlement libanais.