La cérémonie du mariage est un des domaines les plus populaires, mais aussi les plus secrets et méconnus du monde juif. À travers quelques quatre cent questions, « Le Mariage » brosse un portrait étonnant et inédit du mariage juif.

Témoignant à la fois de l’accélération des traditions et de l’intemporalité du judaïsme, le mariage est comme la carte d’identité de l’homme juif et le lieu de mémoire du peuple d’Israël.

Cet ouvrage sur le mariage outrepasse son propre thème. Ce qui est en jeu dans la cérémonie de la houpa [dais nuptial], c’est le devenir du peuple juif. À la fois écrivaine et femme de tradition, l’auteure nous raconte le pourquoi et le comment des gestes, des mots et des prières.

Tout en se référant scrupuleusement aux sources talmudiques et halakhiques, ce livre explique les tenants et aboutissants de la cérémonie du mariage dans un langage moderne et accessible à tous.

Ainsi, cheminant de questions en réponses vers des lois et des coutumes, se tisse une narration d’histoires ancestrales et modernes où s’agrègent des vérités symboliques et pragmatiques, mythiques et véristes, intimes et universelles.

Comment l’harmonie et l’amour entre un homme et une femme peuvent-ils perdurer ? À travers la cérémonie du mariage, la sagesse biblique répond à cette question existentielle que pose l’être humain depuis la nuit des temps.

Couverture du livre de Katy Bisraor Ayache, 'Le Mariage' (Crédit : Autorisation)

Couverture du livre de Katy Bisraor Ayache, ‘Le Mariage’ (Crédit : Autorisation)

Katy Bisraor Ayache est journaliste, diplômée de Sciences Po Paris et de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Elle vit en Israël où elle couvre l’actualité israélienne depuis près de 30 ans. Récipiendaire en 2011 du diplôme de to’enet rabbanit, elle est avocate auprès des tribunaux rabbiniques de l’État d’Israël, un métier très récemment ouvert aux femmes.

Ce livre est divisé en quatre temps. Le premier temps, cœur de ce livre, est celui des questions et des réponses. Le deuxième temps est celui des parenthèses, les sograim, en marge et en page de couleur, midrash, anecdotes, histoires, éclairages sur le sujet. Le troisième temps, celui des rajouts, des tossafot, traite de questions plus complexes d’histoire ou de halakha. Les notes placées à la fin du livre fondent le quatrième temps de cette lecture ; elles permettent au lecteur de compléter et d’approfondir le sujet à partir des sources originales.

Parmi les 400 questions du livre, l’on retrouve : Pourquoi se marie-t-on ? Pourquoi le mardi est-il favorable au mariage ? Pourquoi fête-t-on les fiançailles ? Pourquoi la mariée est-elle habillée de blanc ? Pourquoi fête-t-on le shabbat kala ? Et le shabbat hatan ? Pourquoi fête-t-on le henné ?

Pourquoi la fiancée doit-elle prendre le mikvé ? Pourquoi le mariage juif se tient-il sous une houpa ? Pourquoi seuls les témoins confèrent-ils sa validité au mariage juif ? Pourquoi le fiancé recouvre-t-il d’un voile le visage de la fiancée ? Pourquoi sous la houpa la fiancée se tient-elle toujours à droite du fiancé ? Pourquoi la remise de la bague est-elle l’instant majeur du mariage juif ?

Pourquoi la kétouba est-elle une déclaration des droits de la femme ? Pourquoi le marié brise-t-il un verre sous la houpa (et ce n’est pas seulement en souvenir de Jérusalem) ? Comment la tradition juive conçoit-elle le second mariage ? Doit-on reporter un mariage en raison d’un deuil ? Pourquoi le mariage d’un Cohen avec une femme divorcée est-il interdit ?…

Parmi les sograïm (en marge et pages de couleur), le livre aborde le premier mariage du monde ; Le mikvé de Massada ; La demande en mariage ; La coupe de la robe de la mariée à Oran ; La houpa de myrte des fiancés du Talmud ; Les kidouchin de Samira …

Parmi les tossafot, (en fin de chaque chapitre) : La Michna dit : une femme est consacrée de trois manières ; Le rapport entre les kidouchin et le kinyan ; Les dix engagements de l’époux ; Les sept bénédictions et leurs significations ; Shimon ben Shata’h, l’auteur de la kétouba ; Les sept jours de séparation des fiancés avant le mariage ; Le mikvé de la fiancée et le mikvé du peuple hébreu…

En annexes du livre une traduction de la kétouba en français est disponible ainsi que les bénédictions du mariage en hébreu, en français et en phonétique, les phrases emblématiques du mariage, le glossaire des termes et le glossaire des ouvrages fondamentaux et des et le glossaire des ouvrages fondamentaux et des personnages cités.

Le livre a reçu l’approbation de plusieurs sommités rabbiniques et notamment du rav Shlomo Amar, Rishon Letzion et grand rabbin de Jérusalem et du Rishon Letzion, le rav Eliahou Bakshi-Doron. Le grand rabbin Eliahou Bakhsi Doron a souligné l’importance que ce soit justement une femme, to’énet rabbanit, qui présente les coutumes et la halakha du mariage au grand public dans un langage moderne et compréhensible par tous.

Le livre de 589 pages est publié aux Editions Pardess Création et coûte 26 euros.