La ministre de la Justice Tzipi Livni, la négociatrice en chef israélienne avec les Palestiniens, a reçu l’hommage public d’un haut-fonctionnaire de l’État saoudien, ce weekend dans un rare exemple d’interaction entre responsables israéliens et saoudiens.

Les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques formelles.

En s’exprimant depuis le Conseil de sécurité qui se déroule en ce moment, à Munich, le Prince Turki bin Faisal al-Saud, ancien directeur des Renseignements saoudiens et ancien ambassadeur aux États-Unis, a chaleureusement indiqué à Tzipi Livni qu’il comprenait « pourquoi [elle était] la négociatrice [des pourparlers de paix] pour Israël. »

Les commentaires du prince saoudien sont survenus après que Tzipi Livni ait fait remarquer à son homologue palestinien, Saeb Erekat, que les dispositions de sécurité prises en Cisjordanie doivent être faits de sorte que « la Judée et la Samarie [Cisjordanie] ne deviennent pas une copie de Gaza. »

« J’aimerais que vous puissiez vous asseoir avec moi sur le podium et que vous puissiez en discuter, » a répondu Mme Livni au prince qui n’a pas répondu. Il aurait été aperçu plus tard en compagnie de l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Barak.

Le prince Al-Saud est un fervent partisan de l’Initiative de Paix Arabe et a critiqué, par le passé, la froide réaction israélienne vis-à-vis du projet.

En 2010, au cours de cette même réunion à Munich, il avait eu une querelle publique avec le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Danny Ayalon, à propos de dons saoudiens faits au gouvernement palestinien. Les deux hommes s’étaient présentés des excuses après s’être serré la main.

Bien qu’Israël et l’Arabie Saoudite n’aient pas de relations formelles, les deux pays sont d’importants alliés des États-Unis dan sle cadre du programme nucléaire iranien.

Les deux Etats s’opposent au régime iranien et à son influence grandissante dans la région. Ces dernières années, de nombreux médias ont indiqué que les deux Etats communiquaient entre eux, de manière informelle.