Un proche allié du président du Shas, Aryeh Deri, et trois autres personnes étaient toujours en détention mardi 17 janvier. Ils sont soupçonnés d’avoir fait chanter un membre du parti ultra-orthodoxe qui avait brusquement démissionné du conseil municipal de Jérusalem l’an dernier.

La tribunal de Jérusalem a ordonné que Yosef Chaim Klaf, l’homme de confiance de Deri, soit maintenu en détention jusqu’à vendredi, selon les médias israéliens.

Les trois autres suspects arrêtés en lien avec l’affaire ont été identifiés comme Moshe Bergman, journaliste pour le site internet Bahadrey Haredim, un autre journaliste et un étudiant de yeshiva dont les noms n’ont pas été donnés, selon le quotidien Haaretz.

La police a déclaré que pendant l’audience, Klaf avait dit aux enquêteurs qu’il était un personnage central de ce qu’il a appelé le « gang de Deri ».

Klaf, directeur d’une yeshiva de Jérusalem, est soupçonné d’avoir contacté un conseiller municipal anonyme en prétendant être une femme.

La mairie de Jérusalem, en avril 2010. Illustration. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

La mairie de Jérusalem, en avril 2010. Illustration. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

Selon les médias, le conseiller municipal s’est vanté par messages d’avoir un comportement jugé inapproprié par la communauté religieuse, en profanant le shabbat et en ayant des relations sexuelles « sauvages ».

Les suspects ont ensuite menacé de publier ces informations à moins que l’homme ne démissionne du conseil municipal. Il a démissionné en septembre, affirmant qu’il avait trop de travail et ne pouvait pas y arriver.

Après avoir remis sa démission, le conseiller municipal a rapporté l’incident à la police, affirmant avoir été la cible d’autres membres du Shas. En cause, ses prises de position contre les financements municipaux de plusieurs événements du parti organisés à Jérusalem.

La police serait en possession des échanges téléphoniques incriminant les quatre suspects.

En quelques moins, c’est la deuxième fois que des responsables du Shas sont soupçonnés de corruption.

Amnon Cohen, ancien député du Shas, comparaît devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 7 décembre 2016. (Crédit : capture d'écran Walla)

Amnon Cohen, ancien député du Shas, comparaît devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 7 décembre 2016. (Crédit : capture d’écran Walla)

En décembre, l’ancien député du Shas Amnon Cohen avait été arrêté. Il est soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin d’un homme d’affaires, notamment sous forme de services sexuels, en échange de la promotion de ses intérêts commerciaux au Parlement. Cohen a été libéré quelques jours plus tard après s’être acquitté d’une caution. L’enquête est toujours ouverte.