Des élèves juifs israéliens se sont plaints d’un enseignant d’arabe juif qui a demandé à ses élèves de neuvième année de traduire des phrases arabes comme « je veux tuer les juifs », « je veux libérer [la mosquée] Al-Aqsa », « je veux être un shahid [martyr] », et « les Arabes veulent la paix ? Ils veulent la guerre ! ».

Les élèves du lycée Makif Tet dans la ville de Rishon Lezion ont également été chargés de traduire les mots « attaque », « voiture-bélier » et « poignarder », a signalé le site Walla mercredi.

Un étudiant a écrit sur sa page Facebook : « le professeur est connu pour ses positions de droite. Il porte une kippa – non pas que cela compte vraiment. Vous voyez surtout sa vision du monde et sa tentative de prêcher aux élèves que tous les Arabes sont des terroristes qui ne veulent qu’assassiner des Juifs ».

Il a ajouté : « un enseignant en Israël qui enseigne aux élèves à la haine des Arabes et n’enseigne pas l’amour et la paix, qui enseigne que ça ne vaut pas la peine de surmonter les stéréotypes dégoûtants qui existent, est, à mon avis, la pire chose qu’il puisse y avoir ».

La députée Ayelet Nahmias-Verbin (Union sioniste) a exhorté le ministre de l’Education Naftali Bennett de HaBayit HaYehudi de se pencher sur la question et de prendre des mesures sérieuses contre l’enseignant.

« Plutôt que d’éduquer à la coexistence à travers l’étude de la deuxième langue officielle d’Israël, l’enseignant éduque à la haine des Arabes », a-t-elle écrit.

« Particulièrement aujourd’hui, l’accent devrait être mis sur l’enseignement de la coexistence et la prévention de toute tentative par un enseignant d’inciter les étudiants [à la haine] contre une population entière ».

Le département du centre du ministère de l’Education a déclaré : « La page de préparation du test qui est examinée est incompatible avec les valeurs du ministère et n’a été approuvé ni par le coordinateur de la matière ni par le secrétariat pédagogique. L’enseignant a reconnu son erreur et a exprimé ses regrets ».

La présidente du conseil des étudiants et de la jeunesse du District Central, Yahel Kirschner, a déclaré : « Nous condamnons fermement les activités de l’enseignant. L’Etat d’Israël est fondée sur les valeurs d’égalité et du respect mutuel et il n’y a pas de place pour de telles choses dans un établissement d’enseignement qui est censé éduquer à ces valeurs ».

Elle a poursuivi : « nous pensons que ceci est un cas exceptionnel et nous espérons que le ministère de l’Education saura traiter de tels cas ».