Un nouveau programme national, destiné aux femmes et aux hommes des secteurs ultra-orthodoxes et sionistes religieux, a pour objectif de les former à la cyber-technologie et à la sécurité informatique afin de les aider à s’intégrer dans le secteur industriel israélien de la high-tech.

Pour son organisateur, le programme a pour ambition de diversifier les effectifs techniques en Israël et d’élargir le vivier de travailleurs de la prospère cyber-industrie israélienne

La formation de 11 mois cible des diplômés en informatique et en développement logiciel qui ont excellé dans leurs études et ont réussi un rigoureux processus de sélection.

Le programme est un partenariat entre le Centre académique Lev, un institut de technologie à Jérusalem pour la communauté orthodoxe, le Centre de Cyber-éducation de la Fondation Rashi et la Cyber-Agence Nationale du bureau du Premier ministre.

Le premier groupe sélectionné pour ce programme est composé de 32 étudiants, 16 hommes et 16 femmes, qui étudieront diverses matières d’un cursus mis au point par des experts du milieu industriel. Selon les organisateurs du programme, ces matières ne sont en général pas enseignées en milieu universitaire traditionnel.

« Pour mettre au point ce programme, nous avons réuni des informations primordiales concernant les besoins des industries civiles et de défense, et conçu un contenu répondant à ces besoins du mieux possible », explique Sagy Bar, le directeur du Centre de Cyber-éducation de la Fondation Rashi.

« La cyber-industrie est l’un des principaux moteurs de la croissance économique d’Israël » selon Yigal Unna, directeur de l’unité de cyber-technologie de la Cyber-Agence Nationale.

« Pour permettre et promouvoir cette croissance, il est crucial d’augmenter et de diversifier la main-d’œuvre dans ce domaine. Les programmes de formation tel que celui-là amènent un nouveau type de population dans la R&D du cyber et permet à Israël de conserver son statut de leader dans ce domaine. »

Autant les multinationales affluent vers Israël pour y installer leurs centres de R&D afin de tirer profit des technologies israéliennes, autant ils peuvent s’adresser à des start-ups locales et des collègues étrangers pour trouver des ingénieurs et développeurs compétents.

Puisqu’une pénurie de ce type de compétences se profile d’ici les prochaines décennies, Israël cherche à exploiter des populations – femmes, ultra-orthodoxes et Arabes – qui ont été le plus souvent les laissés-pour-compte de l’essor de la start-up nation.

Israël est considéré comme étant un chef de file mondial en technologie de cyber-défense, et récolte près de 20 % des investissements privés mondiaux en cyber-sécurité, selon des données du gouvernement.

Un rapport de 2016 sur l’industrie montre qu’il y a actuellement 430 sociétés de cyber-sécurité en Israël, avec une moyenne de 52 nouvelles start-ups dans ce secteur chaque année depuis 2000.