Un rabbin israélien affirme avoir été retenu au camp de concentration nazi Auschwitz-Birkenau vendredi car le groupe qu’il menait chantait des chants juifs en visitant les lieux. Le groupe était composé de personnes australiennes et sud-africaines.
 
Selon le récit posté sur Facebook par Rabbi Rafi Ostroff, les agents de sécurité ont demandé plusieurs fois au groupe Bnei Akiva d’arrêter de chanter. Ils ont menacé d’arrêter le rabbin, s’il ne se pliait pas à leur demande.
 
Ostroff raconte qu’on lui a laissé le choix entre 24 heures d’emprisonnement ou une amande de 350 dollars. Il a décidé de payer l’amende car le Shabbat était sur le point de commencer.
 
Le rabbin explique que dans le groupe, il y avait certaines personnes dont les grands-parents avaient été tués ou emprisonnés au camp et que les chants qu’ils ont entonné, comme la chanson juive « Ani Maamin » [Je crois], étaient des chants chantés par les prisonniers qu’on menait à leur mort.
 
« Il est inacceptable que l’administration du camp traite des groupes juifs comme si nous étions comme n’importe quel groupe touristique [visitant] le site. Ils devraient être bienveillants et compatissants envers les groupes juifs. Nous ne visitons pas ces camps parce que nous sommes curieux. C’est un voyage au plus profond de nos âmes », écrit-il dans son post.
 
Ostroff exige des excuses formelles de l’administration du camp et le remboursement de l’amende qu’il a payé. Il met en garde contre le fait que le manque de compréhension du personnel peut mener à l’interdiction d’amener des drapeaux israéliens « comme si cela pouvait offenser quelqu’un ».
 
L’administration du camp a répondu que le comportement du groupe « perturbait » et était « inacceptable »  sur un site de commémoration. « Le bruit [des chants] perturbait les autres guides et les visiteurs », explique-t-il dans un communiqué repris par le NRG [site Internet du journal Maariv].
 
Le chef de la sécurité a aussi indiqué au site que le groupe a complètement ignoré les demandes des agents de sécurité d’arrêter de chanter. Il ajoute même qu’Ostroff a refusé de s’identifier et de présenter les papiers nécessaires lorsqu’on le lui a demandé, obligeant les agents à appeler la police.