Un rabbin et un professeur musulman, tous deux argentins, accompagneront le pape François dans son voyage à Amman, Bethléem et Jérusalem, du 24 au 26 mai, a annoncé samedi le Vatican.

Le rabbin de Buenos Aires, Abraham Skorka, vieil ami de Jorge Mario Bergoglio, et Omar Abboud, président de l’Institut pour le dialogue interreligieux de la capitale argentine, l’accompagneront dans son premier voyage en Terre Sainte.

Cette présence de dignitaires d’autres religions dans la délégation du pape est une première absolue dans l’histoire des voyages pontificaux. Elle devrait susciter de nombreuses réactions d’intérêt dans les mondes musulman et juif.

Si l’aspect œcuménique du rapprochement entre Eglises chrétiennes souvent rivales installées en Terre Sainte primera lors du voyage, il ne fait pas de doute que le dialogue interreligieux constituera également l’un des grands enjeux, dans une région où les chrétiens sont devenus une toute petite minorité.

Ce voyage au pas de course du pape argentin — trois jours, une quinzaine de discours et de lieux visités — suscite déjà beaucoup d’attentes mais aussi des irritations, chez ceux qui ne recevront pas la visite de François.