WASHINGTON – L’armée israélienne est allée bien au-delà de son obligation légale lors de son opération l’été dernier à Gaza dans le but d’éviter les pertes civiles, selon le rapport d’un groupe d’anciens responsables militaires américains et d’experts juridiques.

Le rapport de Gaza Conflict Task Force, qui a été rendu public mercredi, a été commandé par le Jewish Institute for National Security Affairs (Institut Juif pour les Affaires de sécurité nationale), ou JINSA.

Le groupe de travail a qualifié le conflit de « guerre hybride : où des acteurs non étatiques équipés d’armes avancées opéraient dans des zones urbaines densément peuplées, sans tenir compte de la sécurité des civils et en tirant parti des efforts de son ennemi de se conformer à la loi ».

Le rapport fait l’éloge de l’armée israélienne pour ses efforts visant à limiter les pertes civiles, tels que : alerter la population dans une zone ciblée par des appels téléphoniques, des tracts et des explosions à faible impact, mais a également souligné que les Etats-Unis et Israël devraient étudier le conflit afin de trouver un équilibre entre la protection des victimes civiles et la réalisation des objectifs de la mission.

Michael Makovsky, le directeur général de JINSA, a déclaré que le groupe de travail a rédigé le rapport après avoir effectué une mission d’enquête en Israël, où ils ont rencontré des responsables israéliens, palestiniens et des Nations Unies, et après avoir analysé une recherche primaire et secondaire.

JINSA est une organisation à but non lucratif basée à Washington, qui plaide pour une relation militaire américaine forte avec Israël.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël de crimes de guerre et de violations des lois de la guerre commis au cours de son opération Bordure protectrice contre le Hamas à Gaza.