Un haut responsable de l’Autorité palestinienne (AP) s’est rendu lundi dans la bande de Gaza pour faire avancer le transfert prévu d’autorité aux postes-frontières de l’enclave, point important d’un accord de réconciliation entre mouvements palestiniens rivaux, a constaté un journaliste de l’AFP.

Nazmi Muhanna a dit sur place à des journalistes avoir été dépêché par le président de l’AP Mahmoud Abbas pour mettre en œuvre « la première mesure » de l’accord de réconciliation, soit « la reprise des postes-frontières ».

Le mouvement terroriste islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements dévastateurs.

Aux termes de cet accord, l’Autorité palestinienne présidée par Abbas, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un état palestinien indépendant, assumera d’ici au 1er décembre toutes les responsabilités dans la bande de Gaza, actuellement gouvernée sans partage par le Hamas.

Saleh Arouri, assis à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, assis à droite, représentant du Fatah, pendant la signature d'un accord de réconciliation entre les factions palestiniennes rivales,  au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

Saleh Arouri, assis à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, assis à droite, représentant du Fatah, pendant la signature d’un accord de réconciliation entre les factions palestiniennes rivales, au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

Les représentants de l’AP doivent reprendre le contrôle des postes-frontières au plus tard le 1er novembre.

La bande de Gaza, coincée entre la Méditerranée, l’Egypte et Israël, est soumise à un blocus de la part de ces deux pays.

Les responsables de l’AP ont déjà prévenu qu’un transfert du contrôle du point de passage avec l’Egypte (à Rafah) aurait sans doute lieu après le 1er novembre, Le Caire ayant besoin de temps pour procéder à des aménagements à la frontière.

Ce transfert de contrôle est considéré comme un test du sérieux de la réconciliation, après maints échecs pour surmonter dix ans de dissensions. Il est aussi jugé essentiel pour soulager les blocus égyptien et israélien et donc atténuer les épreuves subies par les Gazaouis.

Le Hamas avait évincé l’AP et ses forces de sécurité de Gaza en 2007, au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah.

L’AP, dominée par le Fatah, n’exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie.