Gilles Gray, le directeur de cabinet du préfet de Marseille, a fait cette déclaration jeudi à la préfecture au cours d’une conversation avec des militants kurdes qui protestaient contre ce qu’ils décrivent comme étant une action insuffisante pour sauver les Kurdes de Syrie et d’Irak des attaques du groupe djihadiste de l’EI.

« Vos frères sont là-bas, mais vous êtes ici, à troubler l’ordre public à Marseille », les a semoncés Gray durant la conversation. Cette conversation enregistrée a été obtenue par un quotidien marseillais qui l’a mise en ligne sur son site mardi.

Marseille est la deuxième ville de France où il y a l’une des plus grandes communautés juives du pays qui compte environ 60 000 personnes.

Gray a ajouté que les manifestations des militants kurdes empêchaient la police de faire son travail pour prévenir les activités terroristes sur le sol français.

« Lorsque nous nous occupons de vous, nous ne protégeons pas les écoles », peut-on l’entendre s’insurger sur la bande.

L’un des militants lui répond qu’il espère que Gray raconte la vérité. Ce à quoi Gray lui a déclaré : « Je ne mens jamais. Je suis protestant. C’est l’un de mes défauts : je dis les choses telles qu’elles sont ».

Cela fait quelque peu penser à la phrase qu’aurait prononcée André Malraux au sujet de la guerre des Six-Jours et citée par l’ancien président Shimon Peres, : « Si j’étais jeune, je m’enrôlerais dans l’armée israélienne ».

En 1956, alors que l’existence même d’Israël est menacée avec la crise de Suez, l’ancien ministre de la Culture confie au recteur Robert Mallet qu’il songe à rassembler un groupe de volontaires pour aller combattre aux côtés des soldats israéliens.