Un haut responsable du Hezbollah a reconnu pour la première fois, dimanche, que les échelons supérieurs de la hiérarchie du Hezbollah ont été infiltrés par un espion, et cela deux semaines et demie après qu’un homme identifié sous le nom de Mohammad Shorbah aurait admis qu’il avait été en contact avec Israël.

Le secrétaire adjoint du Hezbollah, le général Naim Kassam, avoue que certaines « erreurs » ont été commises par les personnes de haut rang de l’organisation chiite. Mais il souligne qu’il n’y a que certains cas isolés d’espionnage qui ont été découverts au sein du groupe.

« Il n’y a aucun parti au monde qui ne soit aussi grand ou sophistiqué que le Hezbollah et qui ne soit capable de garder cette même ténacité malgré certaines graves infiltrations », a expliqué Naim Kassam sur la radio affiliée au Hezbollah, An-Nour.

« Le Hezbollah travaille dur pour combattre l’espionnage dans ses rangs et dans son entourage. Certains cas [d’espionnage] ont émergé, ce sont des cas limités », précise-t-il. Il ajoute que le groupe était déterminé à garder ses rangs « purs ».

Kassam n’a pas spécifiquement fait référence à Shorbah par son nom.

Le mois dernier, le journal libannais Daily Sar avait annoncé que le Hezbollah avait commencé à juger Shorbah, un haut responsable de l’unité externe du groupe, pour trahison car il est accusé d’être un agent du Mossad, l’agence de renseignement israélienne.