L’Autorité des titres israélienne (ATI) a annoncé mercredi qu’un haut fonctionnaire du ministère des Communications avait été interrogé dans le cadre d’une enquête sur Bezeq, la plus grande entreprise de communications d’Israël, portant sur des soupçons de violations du code d’éthique et de fraude aux titres.

Aucune autre information n’a été donnée, en raison d’un embargo imposé sur les détails de l’enquête.

L’ATI enquête sur des cadres du groupe Bezeq et d’autres entreprises qui détiennent des actions du géant des télécoms.

Lundi, les transactions des titres Bezeq ont été interrompues pour la deuxième fois, alors que l’enquête s’étendait à des accords entre Yes, diffuseur satellite, et Spacecom Satellite Communications Ltd., a annoncé l’ATI lundi.

Les deux entreprises sont contrôlées par Shaul Elovitz, actionnaire majoritaire de Bezeq. L’enquête sur ces deux autres sociétés a été ouverte pour des soupçons de violations du code pénal et du code des marchés financiers, a précisé l’ATI.

Le mois dernier, les enquêteurs de l’ATI avaient perquisitionné les bureaux de Bezeq et interrogé les actionnaires. Les transactions des actions de l’entreprise, de B Communications et d’Internet Gold-Golden Lines Ltd. avaient été suspendues pour la journée, suite à l’enquête de l’ATI sur la société.

L’ATI enquête sur l’achat de parts de Yes à Elovitz par Bezeq, pour 680 millions de shekels en 2015, un accord auquel s’étaient opposés de nombreux investisseurs institutionnels de Bezeq.

Le lendemain, la cour des magistrats de Tel Aviv avait interdit à Elovitz, Ron Ayalon, directeur de Yes, et Michal Neeman, directrice financière de Yes, de quitter le pays pendant six mois.