Un responsable palestinien a été tué mercredi dans des heurts avec des soldats israéliens lors d’une manifestation en Cisjordanie, a-t-on appris de sources médicales et sécuritaires.

Ziad Abou Eïn, en charge du ‘dossier de la colonisation’ au sein de l’Autorité palestinienne, est décédé après avoir été frappé au torse par des soldats lors d’une marche de protestation dans le village de Turmus Ayya, près de Ramallah, a indiqué une source de sécurité palestinienne.

Mahmoud Abbas a qualifié d’ « acte barbare » la mort mercredi d’un responsable palestinien dans des heurts avec des soldats israéliens lors d’une manifestation en Cisjordanie.

Abbas a condamné « l’attaque brutale qui a provoqué la mort » de Ziad Abou Eïn, « tombé en martyr ». C’est un « acte barbare qui ne peut être ni accepté ni toléré », a-t-il ajouté, selon l’agence officielle WAFA.

Les Palestiniens ont décidé de suspendre la coopération sécuritaire avec Israël à la suite de l’incident, a rapporté le journal palestinien Al-Quds.

L’armée israélienne a déclaré qu’elle enquêtait sur l’incident.

Reut Mor, porte-parole pour le groupe des droits de l’Homme israélien Yesh Din, a déclaré au Times of Israel que les militants palestiniens et israéliens ont participé à une manifestation pacifique à l’extérieur de Turmosiya, et les soldats de Tsahal ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

Les manifestants et les forces de sécurité se sont affrontés en deux lignes, mais elle n’a pas été témoin de la bagarre dans laquelle Abou Ein a été blessé mortellement.

Abou Ein, un membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, a été extradé des Etats-Unis en Israël pour un attentat à la bombe qui a tué en 1979 deux adolescents israéliens. Il a été libéré lors d’un échange de prisonniers en 1985 contre trois soldats de Tsahal capturés au Liban.

Des vidéos de la manifestation ont montré qu’Abou Ein gisait sur le sol et serrait sa poitrine avant son évacuation.

Les dirigeants palestiniens locaux et Yesh Din ont soumis une demande à la Cour suprême mercredi pour la destruction de l’avant-poste.

Les affrontements ont éclaté après que des habitants israéliens aient indiqué que des résidents palestiniens avaient volé un cheval, alors que les Palestiniens avaient accusé les Israéliens d’avoir endommagé les voitures et les oliviers.