En dépit des négations répétées de l’agence selon lesquelles l’interdiction des vols vers l’aéroport international Ben Gourion décrétée par l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) serait politiquement motivée, le Sénateur républicain du Texas, Ted Cruz a fustigé la décision qui tente de forcer Israël à accepter la politique étrangère américaine.

Dans un communiqué diffusé peu de temps après que l’interdiction initiale des voyages a été rallongée de 24 heures supplémentaires, Cruz a insisté sur l’incongruité entre la décision de l’Administration Obama d’interdire les vols vers Israël et l’annonce d’accorder une aide supplémentaire à Gaza, incongruité qui selon Cruz bénéficiera au Hamas en fin de compte.

« Aider le Hamas tout en isolant Israël conduit à deux choses. Premièrement, cela aide votre ennemi. Deuxièmement, cela atteint nos alliés » a expliqué Cruz.

Il a ajouté, « les faits montrent que le président Obama a simplement utilisé une agence fédérale de régulation pour lancer un boycott économique d’Israël, dans le but de forcer notre allié à s’aligner sur ses exigences en politique étrangère ».

Dans le communiqué diffusé mercredi après-midi, Cruz a posé cinq questions spécifiques concernant la décision de la FAA de suspendre les vols vers Israël.

« Etant donné que 2 000 roquettes ont été tirées sur Israël pendant les six dernières semaines, plusieurs d’entre elles sur Tel Aviv, il apparaît curieux de choisir hier à minuit d’annoncer une interdiction sur les vols, particulièrement quand l’administration Obama aurait dû réaliser la nature punitive de son action », s’est plaint Cruz.

« Le tourisme est une industrie de 11 milliards de dollars pour Israël, qui est au milieu d’une haute-saison d’été déjà sérieusement atteinte par le conflit débuté par le Hamas », a-t-il continué. « Un taux de 30 % des voyages de groupe a été annulé. L’interdiction de la FAA pourrait bien représenter un coup fatal porté à un secteur clé de l’économie à travers à la fois les exigences sécuritaires et l’inquiétude que des interdictions supplémentaires réduisent les vols et bloquent plus de passagers. Il importe peu que l’interdiction soit ou ne soit pas levée et quand elle le sera tant, à ce point, le mal serait déjà fait ».

Cruz a tiré une comparaison avec le boycott par la Ligue arabe dans les années 1970 et s’est plaint que l’interdiction continue des vols avantage incontestablement le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), affirmant que « les faits montrent que le président Obama simplement utilisé une agence fédérale de régulation pour lancer un boycott économique d’Israël, dans le but de forcer notre allié à s’aligner sur ses exigences en politique étrangère ».