Un soldat israélien a été légèrement blessé lorsqu’un véhicule de l’armée qui circulait le long de la frontière avec l’Egypte a essuyé des tirs lundi matin, a fait savoir l’armée.

Le militaire a été pris en charge au centre médical Soroka de Beer Sheva.

L’armée soupçonne que ces tirs proviendraient de « débordements » issus des combats internes entre les forces égyptiennes et un groupe affilié à l’Etat islamique, basé dans le Sinaï. Elle enquête toutefois sur l’éventualité d’une attaque délibérée.

Le Sinaï borde Israël, ainsi que la bande de Gaza, sur quelques kilomètres à l’extrémité nord de la péninsule agitée. Des hommes armés, affiliés à l’Etat islamique, attaquent les forces de sécurité égyptiennes – et vice-versa – régulièrement.

En 2013, une clôture frontalière longue de 400 kilomètres entre l’Etat juif et l’Egypte a été terminée pour un montant qui avait été estimé à 1,6 milliard de shekels. Il s’agissait de l’un des projets de construction les plus importants de toute l’histoire d’Israël.

La péninsule est en proie à des tensions croissantes, à des tirs endémiques et à des attentats terroristes alors que l’armée égyptienne lutte contre les groupes djihadistes insurgés et les trafiquants.

Au mois de février, cette année, un groupe terroriste affilié à l’Etat islamique avait revendiqué une attaque au cours de laquelle quatre roquettes avaient été lancées en direction de la ville touristique de la mer Rouge d’Eilat, dans le sud d’Israël, depuis la péninsule du Sinaï.

Le groupe de l’Etat islamique de la Province du Sinaï avait indiqué dans un communiqué publié en ligne que « une équipe militaire a lancé un certain nombre de roquettes de type Grad aux communautés d’usurpateurs juifs dans la ville d’Eilat ».

Le groupe de la Province du Sinaï a été établi en 2011. Son objectif est notamment d’attaquer Israël à l’aide de roquettes de l’autre côté de la frontière de 240 kilomètres ou par le sabotage d’un gazoduc qui court entre l’Egypte et Israël.

Mais la majorité des combats implique très largement les forces gouvernementales égyptiennes et les attaques menées contre Israël ont été relativement rares.

Les djihadistes ont tué des centaines de soldats et de policiers égyptiens depuis que l’armée a renversé le président islamiste Mohammed Morsi en 2013, entraînant des répressions sanglantes contre ses partisans.

En 2011, des attaquants venus du Sinaï ont assassiné huit Israéliens dans une triple embuscade tendue au nord d’Eilat. Les forces israéliennes, lancées à leur poursuite, avaient tué sept attaquants et cinq policiers égyptiens.

En 2013, quatre djihadistes ont été tués par une frappe aérienne égyptienne alors qu’ils étaient sur le point de lancer une roquette sur Israël, selon les militaires égyptiens.

Et en 2014, deux soldats israéliens en patrouille ont été blessés par des hommes armés et non-identifiés qui ont tiré une charge anti-tank depuis le Sinaï lors d’une tentative de passage illicite de stupéfiants, selon les militaires israéliens.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.