Une annonce politique américaine publiée sur YouTube ce week-end approuve le discours controversé du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington et s’attaque à l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton pour son manque de soutien pour le leader israélien.

L’annonce a été financée par le « Comité d’urgence pour Israël », un groupe fondé par William Kristol, le rédacteur en chef juif américain du magazine néoconservateur Weekly Standard.

La vidéo critique le président Obama pour tenir des « négociations secrètes » avec l’Iran et accuse le leader américain et les « démocrates anti-israéliens » de boycotter Netanyahu lors de sa prochaine visite à Washington.

Il demande ensuite pourquoi Clinton n’a pas fait de commentaires sur la question. L’annonce demande : « Où est Hillary Clinton ? Soutient-elle les boycotteurs ou a-t-elle trop peur de les affronter ? »

Le New York Times a rapporté que l’annonce sera télédiffusée, principalement sur les réseaux câblés, avec un budget relativement modeste de 200 000 dollars.

Ni la Maison Blanche ni les bureaux de Clinton n’ont commenté le spot.

« L’administration Obama a lancé un assaut tous azimuts contre le Premier ministre israélien », a déclaré Noah Pollak, directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël, dans un communiqué cité par le Times.

« Les amis de l’Etat juif allant de Joe Lieberman à Elie Wiesel et à Shelley Berkley se sont mobilisés à sa défense. Hillary Clinton est restée muette. Il est temps pour l’ex-secrétaire d’État et candidate à la présidentielle de sortir de sa cachette et de nous dire où elle se situe. Hillary Clinton soutient-elle les boycotteurs ou les partisans d’Israël ? », a ajouté Pollak.

Le Premier ministre s’adressera au Congrès à la demande des républicains. Sa visite a été coordonnée à l’insu de l’administration Obama, creusant les tensions entre les deux dirigeants, qui n’ont jamais montré beaucoup d’affection l’un pour l’autre.

Jeremy Ben-Ami, président du groupe de défense juif libéral J Street, a déclaré : Netanyahu « franchit quelques lignes non franchies auparavant et met Israël dans un feu croisé partisan comme jamais auparavant ».