Un terroriste palestinien poignarde un garde-frontières à Ramallah
Rechercher

Un terroriste palestinien poignarde un garde-frontières à Ramallah

Le policier a été légèrement blessé à l'épaule et emmené à l'hôpital ; Le terroriste a été évacué par le Croissant-Rouge

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illusration : Un attaquant palestinien, apparemment muni d'une ceinture d'explosifs, transporté par le Croissant rouge palestinien après avoir poignardé un garde-frontière à Ramallah, le 15 décembre 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Illusration : Un attaquant palestinien, apparemment muni d'une ceinture d'explosifs, transporté par le Croissant rouge palestinien après avoir poignardé un garde-frontière à Ramallah, le 15 décembre 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un terroriste palestinien, portant apparemment autour de la taille un dispositif ressemblant à une ceinture d’explosifs, a poignardé un garde-frontières à l’épaule, le blessant légèrement, à Ramallah, en Cisjordanie, durant une violente manifestation palestinienne, a indiqué la police.

« Un terroriste s’est approché des gardes-frontières qui géraient une émeute à Ramallah, et a poignardé l’un d’entre eux », a expliqué la police.

Ni l’armée, ni la police israéliennes n’ont répondu aux questions de l’AFP sur une éventuelle ceinture d’explosifs. Aucune confirmation indépendante de l’authenticité ou non de cette ceinture n’a pu être obtenue par ailleurs.

La police a indiqué que le soldat blessé a été pris en charge sur place avant d’être transféré dans un hôpital de Jérusalem.

Les autres gardes-frontière ont tiré sur l’assaillant, qui a été grièvement blessé. Certains médias palestiniens ont indiqué qu’il avait été tué.

Son assaillant, qui était apparemment équipé d’une ceinture d’explosifs, a été transporté par le Croissant-Rouge palestinien pour recevoir des soins médicaux.

Une vidéo diffusée sur internet montre un Palestinien brandissant apparemment un couteau face à des policiers israéliens. Après un court face-à-face tendu, les policiers ouvrent le feu à plusieurs reprises.

Des ambulanciers palestiniens interviennent alors et chargent le terroriste palestinien dans leur véhicule. Des photos de l’AFP montrent clairement le Palestinien sur un brancard, portant autour de la taille un dispositif noir relié par des fils électriques. Malgré ce dispositif, des membres des secours et des journalistes s’agglutinent autour du véhicule.

La vidéo montre ensuite les secours qui paraissent avoir extrait le terroriste blessé de l’ambulance et l’évacuent à pied.

La supposée ceinture d’explosifs n’a pas été déclenchée. La police enquête pour savoir s’il s’agit d’un dispositif explosif réel ou factice.

Durant la Seconde intifada, les terroristes palestiniens avaient régulièrement recours à des ceintures d’explosifs, mais cette méthode s’est faite extrêmement rare ces dernières années. Le dernier attentat-suicide a eu lieu en avril 2016, quand un terroriste palestinien s’est fait sauter dans un bus de Jérusalem. Il s’est tué et a fait 20 blessés lors de cet attentat orchestré par le Hamas.

Les agents de police affrontent les émeutiers palestiniens durant des affrontements à proximité du poste de contrôle de Qalandiya en Cisjordanie, aux abords de Ramallah, le 15 décembre 2017 (Crédit : Abbas Momani/AFP)

L’attaque au couteau de vendredi a eu lieu en pleine émeute de protestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël mercredi dernier.

Ce vendredi, un Israélien a été légèrement blessé après que son véhicule a été la cible de jets de pierres, près du village de Hizme en Cisjordanie, selon les services de secours Magen David Adom, qui ont transféré la victime, un homme de 30 ans, à l’hôpital Hadassah Ein Karem à Jérusalem.

Les médias palestiniens ont indiqué qu’un certain nombre de manifestants ont été blessés par des bombes de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, mais aucun blessé grave n’a été signalé à ce jour.

Après les prières de midi, des émeutes ont été signalées à Ramallah, à Bethléhem, à Hébron, à Qalqilya et à Naplouse. Les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur des soldats israéliens, qui ont riposté avec des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Des centaines de Palestiniens ont également pris part à des manifestations dans la bande de Gaza, selon les médias locaux.

Bien qu’elles soient étendues, ces manifestations semblent moins violentes que celles de la semaine dernière, et comptaient moins de participants.

Les forces de sécurité israélienne montent la garde pendant que les Palestiniens se rassemblent Qalandiya en Cisjordanie, aux abords de Ramallah, le 15 décembre 2017 (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Des centaines de soldats supplémentaires ont été déployés en Cisjordanie et à la frontière de Gaza.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...