Selon le rapport annuel sur la pauvreté publié le 15 décembre, 1,6 million d’Israéliens – dont 756 900 enfants – continueraient de vivre sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres ne révèlent qu’une légère amélioration par rapport à 2013.

Mais d’après l’ONG Latet, les Israéliens concernés par l’état de pauvreté seraient beaucoup plus nombreux.

Le chiffre de 2 500 000 personnes est avancé par l’institution, rapporte RFI.

Pour entrer dans cette catégorie, une personne seule doit gagner moins de 2 989 shekels, un couple moins de 4 783, et une famille de cinq personnes moins de 9 000 shekels.

Les taux de pauvreté restent élevés en particulier parmi les populations arabe et ultra-orthodoxe.

« Parmi les populations qui subissent des problèmes d’intégration dans le marché de l’emploi, la différence entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas est minime », indiquait le rapport des autorités.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est déclaré favorable à l’augmentation du salaire minimum à 5 000 shekels par mois. Face à cette annonce qui s’inscrit dans une période de campagne électorale, l’opposition a pointé du doigt l’immobilisme du gouvernement en matière de politique économique et sociale.

Ce thème va en toute vraisemblance figurer au centre du débat politique au cours des prochaines semaines.