Une Israélienne a été tuée dans l’attaque à main armée qui a eu lieu dans une discothèque d’Istanbul pendant la nuit du Nouvel an.

La victime, qui était auparavant considérée comme disparue, a été identifiée dimanche. Il s’agit de Lian Zaher Nasser, de la ville arabe israélienne de Tira, selon les médias israéliens.

Trente-neuf personnes ont été tuées dimanche quand un homme armé a tiré dans la discothèque Reina, à Istanbul, où le Nouvel an était fêté.

« Nous avons perdu tout contact avec ma fille, et nous ne savons toujours pas où elle est », avait précédemment déclaré dimanche Zaher, le père de Nasser, selon le site d’informations Ynet. « Nous avons très peur que quelque chose lui soit arrivé, et nous demandons et implorons quiconque aurait des informations sur sa localisation de nous informer. »

Il a également déclaré à Walla que sa famille l’avait mise en garde de ne pas se rendre en Turquie en raison de la situation dans le pays. « Elle a insisté, parce que ses amies y allaient. Elle a réussi à nous envoyer des photos et à nous dire qu’elle avait froid », a-t-il déclaré.

Les secouristes sur les lieux d'une attaque terroriste à main armée, à Istanbul, le 1er janvier 2017. (Crédit : AFP/ILHAS)

Les secouristes sur les lieux d’une attaque terroriste à main armée, à Istanbul, le 1er janvier 2017. (Crédit : AFP/ILHAS)

Dimanche, le ministère des Affaires étrangères avait confirmé qu’une Israélienne était recherchée, mais n’avait pas donné son nom.

Il a également confirmé qu’une autre Israélienne, Roa Mansour, 18 ans, avait été blessée dans l’attaque. Les médias israéliens ont annoncé dimanche que son état de santé était modéré.

Sufjan Mansour, le père de la jeune femme blessée, a déclaré dimanche matin au quotidien Haaretz qu’après avoir appris l’attaque, il n’avait pas réussi à joindre sa fille, « mais à 6h00 du matin, elle a répondu [au téléphone] et dit qu’elle avait été blessé par des tirs dans le bas du corps, et qu’elle avait été opérée et était maintenant à l’hôpital dans un état stable. »

Il a également déclaré à la radio militaire que, « après que ma fille a entendu les tirs, elle s’est jeté au sol et a tenté de parti, et ensuite, elle a été touchée par deux balles. »

En parlant de l’islam, il a déclaré qu’il « n’est pas écrit qu’il est permis de tuer et de prendre les vies de personnes innocentes. Il n’y a pas de lien avec la religion. »

Nasser et Mansour étaient ensemble au club avec deux autres Israéliennes, qui sont, d’après Haaretz, Ella Tariq Abd al-hay, 27 ans, et Ayia Ihsan Abd al-Hay, également de la ville de Tira, dans le centre d’Israël.

L’une de ces deux femmes a parlé à la Deuxième chaîne après l’attaque, déclarant que « je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé, mais j’ai entendu des tirs. Nous étions très proches. »

« Je me suis cachée dans la cuisine avec quelques personnes », et « nous sommes restés [là], en silence, pendant longtemps », a-t-elle déclaré.

Scène d'un attentat terroriste à main armée à Istanbul, le 1er janvier 2017. (Crédit : Yasin Akgul/AFP)

Scène d’un attentat terroriste à main armée à Istanbul, le 1er janvier 2017. (Crédit : Yasin Akgul/AFP)

L’agence de voyages qui a organisé le voyage des quatre Israéliennes a déclaré à la Deuxième chaîne qu’elle était « en chemin vers l’hôpital pour vérifier la situation de la femme, et voir si la femme qui a disparu est à l’hôpital. »

Le nouvel ambassadeur israélien en Turquie a condamné dimanche l’attentat terroriste.

« Je condamne fermement la dernière attaque terroriste à Istanbul et présente mes condoléances sincères. Nouvelle année, vieille résolution : le terrorisme ne devrait jamais l’emporter », a déclaré Eitan Naeh sur Twitter.

Le président Reuven Rivlin a également présenté sur Twitter ses condoléances aux familles des victimes, et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a démenti les informations selon lesquelles le tireur était habillé en Père Noël, et déclaré qu’il avait laissé l’arme sur place et était toujours en fuite, ont annoncé les médias turcs.

Il n’a pas donné d’indication sur les responsables de l’attaque, mais a mentionné le combat de la Turquie contre les groupes terroristes kurdes, l’Etat islamique, et le groupe de Fethullah Gülen, que des responsables ont accusé d’avoir organisé la tentative de coup d’Etat de l’été 2016.

« Nous ne courberons pas l’échine devant le terrorisme », a-t-il ajouté.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que cet attentat visait à « détruire le moral du pays et semer le chaos ».

L’attentat n’a pas encore été revendiqué.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim, le 1er janvier 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube/TRT World)

Le Premier ministre turc Binali Yildirim, le 1er janvier 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube/TRT World)

Des agences ont contribué à cet article.