Une agence de photographes a contacté le comité de la Chambre de la Knesset lundi, alléguant que de nombreux députés avaient enfreint les restrictions des droits d’auteur.

Flash90, une agence de photojournalisme plébiscitée par les médias israéliens (y compris par le Times of Israël) et étrangers, s’est plaint qu’au moins 20 députés, tous partis confondus, ont utilisé des dizaines, voire des centaines de ses images illégalement sur les réseaux sociaux et ailleurs, a indiqué le magazine Globes.

La loi israélienne accorde des droits à l’image aux photographes, ou à l’agence pour laquelle ils travaillent. Selon l’article, les députés auraient pris des captures d’écran des photos dans lesquelles ils apparaissaient, et les ont très largement diffusées.

L’amende maximale pour violation des droits d’auteurs sur des photos est de 100 000 shekels par image utilisée. Flash90, comme de nombreuses autres agences de photographes, se sert d’un logiciel informatique pour rechercher des usages illicites de ses images.

Le député du Likud, Yoav Kisch, président du comité de la Chambre de la Knesset, se serait tourné vers plusieurs élus pour trouver une faille qui pourrait, rétroactivement, justifier l’usage de ces photos. N’ayant pas réussi, il a déclaré à Globes qu’il cherchait désormais à amender la loi pour autoriser l’usage de ces photographies.

Il a déclaré au site qu’il voulait amender la loi existante pour autoriser les captures d’écran dans le cadre de l’usage loyal, tant qu’elles ne sont pas utilisées dans un but commercial.

On ne sait pas encore comment cet amendement, qui n’a pas encore été soumis à la Commission des Lois, impacterait la plainte déposée par Fash90.