Haim Saban, homme d’affaires israélien installé aux États-Unis et ami d’Hillary Rodham Clinton, a révélé dimanche une petite anecdote qui souligne ce qu’il a appelé le « calme exemplaire » de la candidate aux présidentielles des États-Unis lors d’une crise, et donc sa capacité à être à la tête des Etats-Unis.

Interviewé de la Californie par la Dixième chaîne d’Israël, Saban, un partisan de longue date du parti démocrate, a évoqué le jour où il a emmené Clinton dans son jet privé de Los Angeles à New York (il n’a pas précisé la date).

Cinq minutes après le décollage, le chef de bord a prévenu Saban que les pilotes souhaitaient lui parler dans le cockpit. Il est allé à l’avant de l’avion, et ils lui ont annoncé : « Nous avons perdu un moteur. Nous devons atterrir d’urgence. »

Nerveux et balbutiant, il est parti annoncé la nouvelle à Hillary Clinton, et l’a trouvée en train de lire un livre.

« Elle a dit : ‘Quoi de neuf ?’ », raconte Saban.

Il a dégluti et a poursuivi : « Je lui ai dit, ‘Nous avons perdu un moteur. Nous allons devoir atterrir d’urgence’ ».

Clinton a levé les yeux vers lui et a répondu : « Oh » et a continué à lire son livre.

L’avion a atterri en toute sécurité et Saban s’est alors tourné vers Clinton et lui a demandé : « vous n’étiez pas inquiète ? »

Haim Saban félicitant Hillary Clinton lors d'un événement au forum Saban en 2012 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Haim Saban félicite Hillary Clinton lors d’un événement au forum Saban en 2012 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

En guise de réponse, s’est remémoré Saban, elle lui a dit qu’elle était « dans un passage plein de suspense de son livre ».

L’incident, affirme Saban, résume Clinton : « C’est elle. Elle a de la maîtrise de soi. Elle a du cran. »

Saban, qui finance également le Centre Saban pour la politique au Moyen-Orient à la Brookings Institute à Washington, a qualifié Clinton d’amie fidèle d’Israël.

Il a précisé qu’elle partage le même objectif qu’Israël, à savoir empêcher un Iran nucléaire, même si elle est en désaccord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu au sujet de la tactique. « Ils vont bien s’entendre », a-t-il prédit.