Neda Amin, née en Iran et qui écrivait depuis la Turquie pour la plate-forme de blogs du Times of Israël en perse est arrivée en Israël jeudi matin, et a été accueillie à l’aéroport par David Horovitz, le rédacteur en chef du Times of Israël.

Amin avait été menacée d’expulsion imminente par la Turquie. Elle avait peur que, si aucun pays ne l’acceptait, elle soit renvoyée en Iran, où elle craignait pour sa vie.

Après avoir été alertée par le Times of Israël de son sort, des responsables du gouvernement ont immédiatement réagi et ont permis son arrivée en toute sécurité en Israël.

« Merci », a répété encore et encore Amin à son arrivée, embrassant Horovitz. « Vous m’avez sauvée. »

Horovitz a remercié tous les responsables israéliens qui ont permis d’assurer son arrivée. « Je suis fier de vivre dans un pays qui a répondu de manière si instinctive pour aider quelqu’un qui était en danger. »

Neda Amin (Crédit : autorisation)

Neda Amin (Crédit : autorisation)

« Dès que nous avons attiré l’attention des autorités israéliennes sur le cas de Neda, tout le monde a été utile et professionnel », a-t-il ajouté. Les fonctionnaires du consulat israélien d’Istanbul ont été particulièrement présents, a-t-il souligné.

Aryeh Deri, ministre de l’Intérieur, qui avait approuvé son entrée dans le pays, a écrit jeudi sur Twitter « Bienvenue en Israël ! »

Amin écrit régulièrement pour la plate-forme de blogs en perse du Times of Israël, et a également travaillé comme free-lance. « Elle a eu peur pour sa vie, et son travail pour le Times of Israël était apparemment un facteur [de son expulsion], j’ai donc eu le sentiment que nous avions l’obligation de garantir son bien-être, et je suis très reconnaissant de l’aide fournie immédiatement par tous les responsables israéliens. »

Quelques heures après son arrivée, Amin a remercié le gouvernement israélien de lui avoir accordé un refuge, ajoutant qu’elle avait des origines juives et qu’elle adorerait vivre en Israël.

Pendant une conférence de presse organisée jeudi dans les bureaux de Jérusalem du Times of Israël, elle a décrit son angoisse alors qu’elle craignait que la Turquie, où elle a fui en 2014, ne l’expulse vers l’Iran. Ayant critiqué le régime, elle avait peur d’être contrainte d’y retourner, craignant pour sa vie.

« Je suis très heureuse. Israël est mon pays », a-t-elle dit dans un mauvais anglais, ajoutant qu’elle se sentait finalement en sécurité car personne ne voulait l’arrêter ici.

Amin a indiqué qu’elle n’avait pas de projet dans l’immédiat, mais qu’elle chercherait à obtenir un statut de résidence permanente ou la citoyenneté israélienne.

« En attendant, j’ai été sauvée », a-t-elle dit en perse, un interprète à ses côtés. « Si les autorités israéliennes m’en donnent la permission, j’adorerai vivre ici, de tout mon cœur et de toute mon âme. Dans le cas contraire, je respecterai leur décision. »

Amin a indiqué que la mère de son père était juive, et qu’elle avait toujours ressenti de la sympathie pour Israël et la religion juive.

Amin avait fait appel aux Nations unies en Turquie pour la protéger, soulignant que les Nations unies lui avaient accordé le statut de réfugiée en 2015. Elle avait également fait appel à d’autres associations de défense des droits de l’Homme.

Elle s’était également tournée vers d’autres pays pour obtenir de l’aide, mais a indiqué qu’ils lui avaient tous dit d’attendre patiemment. « Le seul pays qui a vraiment agi rapidement a été Israël, a-t-elle dit. Contrairement à tout ce qui est dit, en particulier en Iran, sur Israël, qui violerait les droits de l’Homme, j’ai vu qu’Israël a fait quelque chose pour préserver les droits de l’Homme, pour sauver la vie d’un être humain. »

Neda Amin, quelques heures après son arrivée en Israël, dans les bureaux de Jérusalem du Times of Israël, le 10 août 2017. (Crédit : Times of Israël)

Neda Amin, quelques heures après son arrivée en Israël, dans les bureaux de Jérusalem du Times of Israël, le 10 août 2017. (Crédit : Times of Israël)

L’association UN Watch avait mis en place une pétition pour Amin, prévenant qu’elle serait « en grave danger si elle était expulsée en Iran. »

Amin, 32 ans, a quitté l’Iran pour la Turquie en 2014.