Une petite bombe a explosé mardi avant l’aube à proximité d’une mosquée et d’un poste de la police à Gaza, sans faire de victime, ont indiqué les services de sécurité du Hamas.

« Une petite bombe de fabrication artisanale a explosé à proximité de la mosquée al-Taqoua et d’un siège de la sécurité sans faire de victimes », a affirmé le porte-parole de ces services Iyad al-Bozoum en annonçant l’ouverture d’une enquête.

Le Hamas tient toujours les rênes du pouvoir dans l’enclave palestinienne malgré la formation d’un gouvernement d’union issu d’un accord de réconciliation entre les mouvements rivaux, le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie.

L’explosion de la bombe intervient au lendemain de l’arrestation à Gaza d’un cheikh salafiste, accusé par les forces de sécurité d’appartenance à l’organisation djihadiste Etat islamique, qui multiplie les exactions en Syrie et en Irak.

Depuis plusieurs mois, des revendications d’attaques et des communiqués signés de « l’Etat islamique-Gouvernorat de Gaza » ont été publiés, mais la plupart ont été dénoncés comme des faux sur les forums djihadistes.

Aucun mouvement gazaoui n’a fait allégeance jusqu’ici à l’EI, assurent les experts.

Mais plusieurs connaisseurs du territoire s’alarment du danger d’une perte progressive de contrôle et d’une montée en puissance de radicaux de plus en plus actifs et même visibles depuis la guerre contre Israël en 2014, et dont certains chercheraient l’adoubement de l’EI.