Tel-Aviv a démontré qu’elle aimait accueillir un nombre important de boutiques ‘pop-up’, un magasin temporaire souvent utilisé pour vendre des produits tendance d’un lieu unique.

Deux nouvelles immigrantes vont maintenant ouvrir le premier magasin de rue d’Israël, un magasin de vêtements déjà portés pour les pauvres et les sans abri de la ville.

Le magasin, qui ouvrira vendredi sur le boulevard Ben Zion, offrira une pleine expérience de shopping avec des miroirs, des cabines d’essayages, un café, un coiffeur et des manucures. Tous les biens ou les services sont offerts et ils tous sont fournis aux clients gratuitement.

« L’idée est de proposer une expérience shopping digne pour les pauvres et les sans-abris plutôt que de fouiller dans les poubelles », a expliqué Natalie Seeff, une immigrante britannique et avocate qui est une des deux fondatrices du projet.

Seeff et sa partenaire du magasin Street Store, la psychologue australienne Sharon Kirschner, ont eu l’idée d’un magasin ‘pop-up’ pour les pauvres après leur premier projet de bienfaisance – rassembler des jouets pour les enfants dans les villes du sud frappées par les roquettes lors du conflit de l’été dernier.

A l’époque, elles collectaient des jouets et les emmenaient dans le sud où elles « frappaient littéralement aux portes pour donner des jouets aux gens », a déclaré Seeff.

Leur premier effort a été tellement couronné de succès que cela les a encouragées à essayer autre chose.

« La vie est dure ici et les gens veulent aider, mais il y a moins la culture de l’aide sociale à laquelle Sharon et moi sommes habituées, explique-t-elle. Nous apportons notre perspective de nouvelles immigrantes pour aider. »

Ensuite, elles ont entendu parler du concept de magasin de rue qui a été créé pour la première fois en Afrique du Sud. Le magasin ‘pop-up’ de Tel- Aviv sera le 160e projet et Seeff pense qu’elles pourront le reproduire dans tout Israël.

Pour l’instant, pourtant, elles se concentrent sur les pauvres et les sans-abris de Tel-Aviv.

« Je passe à côté de sans-abris chaque jour, de gens vivant sur des bancs, dans les rues », explique Seeff.

Seeff et Kirschner ont commencé à penser à leur propre magasin de rue. Elles ont travaillé avec la municipalité et d’autres organisations à but non lucratif, créé des tracts sur l’événement et collecté les vêtements, chaussures et accessoires d’occasion pour les gens.

La réponse a été très forte, explique Seeff.

Les gens ont vidé leurs placards et ont apporté des sacs de vêtements de bonne qualité et même « certains encore avec les étiquettes », explique-t-elle.

Seeff est certaine que les sans-abris et les pauvres de la ville viendront au magasin vendredi, même si elle a entendu d’autres pronostics.

« Certaines personnes pensent que les pauvres sont une communauté difficile et qu’ils ne viendront pas, explique-t-elle. Mais ceux que j’ai rencontré ont tous été très positifs en demandant s’ils pouvaient venir avec d’autres amis et le dire à d’autres personnes. »

On lui a aussi dit que certains Israéliens, même ceux qui ne manquent pas de vêtements et de nourriture, vont entendre parler des produits gratuits du magasin de rue pour essayer d’en profiter et l’utiliser comme un magasin gratuit d’occasions.

Elle ne s’inquiète pas de tout cela.

« Nous nous occuperons de tout ceux qui viennent vers nous », explique-t-elle.

Street store Tel Aviv, Sderot Ben Zion, vendredi 13 mars de 9h-14h – près de Bograshov et du Dizengoff center

L’organisation accepte les dons de vêtements, de sacs de couchages, d’accessoires, de cintres, de nourriture et de boissons jusqu’à jeudi aux bureaux de Wispa (11 rue Nahum Hanavi, de 9h30 jusqu’à 18h30) et à l’événement vendredi.