Une Cour allemande confirme la peine d’un politicien condamné pour un tatouage nazi
Rechercher

Une Cour allemande confirme la peine d’un politicien condamné pour un tatouage nazi

Marcel Zech a déclaré que l'image du camp de la mort d'Auschwitz avec le slogan de Buchnwald n'était pas une incitation à la haine

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le tatouage sur le dos d'un homme politique allemand de l'extrême droite, Marcel Zech, représentant le camp de la mort d'Auschwitz avec le slogan de la porte du camp de concentration de Buchenwald, "Jedem das Seine" - "à chacun son dû". (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le tatouage sur le dos d'un homme politique allemand de l'extrême droite, Marcel Zech, représentant le camp de la mort d'Auschwitz avec le slogan de la porte du camp de concentration de Buchenwald, "Jedem das Seine" - "à chacun son dû". (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le tribunal de Brandebourg a rejeté mercredi l’appel d’un politicien d’extrême droite contre sa condamnation à une peine de huit mois de prison pour avoir exposé un tatouage de style nazi dans une piscine publique.

L’affaire contre Marcel Zech, membre du parti national-démocrate d’extrême droite, implique un tatouage qui semble combiner une image du camp de la mort d’Auschwitz avec le slogan de la porte du camp de concentration de Buchenwald, « Jedem das Seine », signifiant « à chacun son dû ».

Dans sa requête contre la peine, Zech a fait valoir que la représentation du camp de concentration n’était pas une incitation à la haine car elle n’exprime pas d’opinion, a signalé le quotidien allemand Märkische Allgemeine.

Le tribunal a répondu qu’un tatouage comprenant la tour de guet Auschwitz, y compris le fil barbelé, ainsi que le slogan « Jedem das Seine », montrait l’approbation du meurtre en masse des Juifs par le Troisième Reich.

Le jeune homme de 28 ans a reconnu avoir montré le tatouage lorsqu’il était dans une piscine.

En décembre 2015, un tribunal de première instance d’Oranienburg lui a infligé une peine de six mois avec sursis. Il a fait appel de la décision, mais en novembre 2016, le tribunal d’Etat de Neuruppin, au nord de Berlin, a confirmé la condamnation et a allongé la peine à huit mois.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...