Le tribunal de Brandebourg a rejeté mercredi l’appel d’un politicien d’extrême droite contre sa condamnation à une peine de huit mois de prison pour avoir exposé un tatouage de style nazi dans une piscine publique.

L’affaire contre Marcel Zech, membre du parti national-démocrate d’extrême droite, implique un tatouage qui semble combiner une image du camp de la mort d’Auschwitz avec le slogan de la porte du camp de concentration de Buchenwald, « Jedem das Seine », signifiant « à chacun son dû ».

Dans sa requête contre la peine, Zech a fait valoir que la représentation du camp de concentration n’était pas une incitation à la haine car elle n’exprime pas d’opinion, a signalé le quotidien allemand Märkische Allgemeine.

Le tribunal a répondu qu’un tatouage comprenant la tour de guet Auschwitz, y compris le fil barbelé, ainsi que le slogan « Jedem das Seine », montrait l’approbation du meurtre en masse des Juifs par le Troisième Reich.

Le jeune homme de 28 ans a reconnu avoir montré le tatouage lorsqu’il était dans une piscine.

En décembre 2015, un tribunal de première instance d’Oranienburg lui a infligé une peine de six mois avec sursis. Il a fait appel de la décision, mais en novembre 2016, le tribunal d’Etat de Neuruppin, au nord de Berlin, a confirmé la condamnation et a allongé la peine à huit mois.