Une croix gammée a été dessinée dans la neige dans le jardin d’une éditorialiste d’une publication juive canadienne.

La croix gammée, accompagnée d’une injure sexiste, a été dessinée samedi soir devant la maison de Sara McCleary, éditorialiste de B’nai Brith Canada, qui écrit souvent au sujet de l’antisémitisme.

McCleary vit à Sault Sainte Marie, dans l’Ontario, qui compte une petite population juive.

McCleary a écrit lundi dans son éditorial pour le site internet de l’organisation qu’elle avait d’abord pensé que le symbole avait été dessiné au hasard, avant de réaliser qu’elle avait été délibérément ciblée.

« Mais plus j’y pense, et après avoir demandé les avis du professionnel de B’nai Brith qui traite des crimes de haine, plus je pense qu’il était ciblé contre moi », a-t-elle écrit.

« J’ai déjà écrit que je vivais dans une petite ville, avec une petite population juive. Quelles sont les probabilités que cela arrive juste dans mon jardin, quand mon nom et mon visage sont chaque semaine sur le site internet de la principale organisation de défense des droits et des intérêts juifs du Canada ? Non, cela m’était clairement destiné. »

La police de Sault Sainte Marie a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur l’incident. Il n’y a pas de suspect, a déclaré dans un communiqué un porte-parole de la police.

McCleary a déclaré qu’elle était en colère et inquiète.

« Ma principale préoccupation dans tout ça a été de protéger mes enfants de telles actes, a-t-elle déclaré. Heureusement, ils sont assez jeunes pour ne pas réaliser ce qu’il s’est passé, mais un jour, ils seront assez âgés pour comprendre, et comment expliquez-vous à un enfant que des personnes vous détestent uniquement pour ce que vos grands-parents étaient, ou pour ce que vous croyez et faites chez vous ? Et plus je pense à cette question, plus je pense au nombre de personnes qui ont dû avoir cette conversation avec leurs enfants de nos jours, et cela me brise le cœur. »