Le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec Israël défend une résolution de l’antisémitisme que l’Union européenne a récemment retirée de son site web.

Fulvio Martusciello, du groupe du Parti Populaire Européen, a confirmé dans une interview avec JTA, la semaine dernière, l’existence d’un document sur la définition de l’antisémitisme. Un document qui est controversé parce qu’il cite la diabolisation d’Israël et la comparaison de l’Etat juif avec l’Allemagne nazie comme des formes d’antisémitisme.

« Récemment, l’Agence des droits fondamentaux (FRA) a supprimé la définition de son site », a déclaré Martusciello faisant référence à l’organisme de l’Union européenne chargé de la lutte contre l’antisémitisme et les autres formes de racisme.

La définition avait été adoptée en 2005 par le prédécesseur de cet organisme, l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes – remplacé par la FRA.

« Je pense néanmoins que la définition avait représenté un jalon dans la lutte contre l’antisémitisme qui devait ouvrir la voie à une responsabilité institutionnelle efficace » dans la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’intolérance, dit Martusciello, qui en octobre a assumé la présidence de la délégation pour les relations avec Israël.

Créée en 1979, la délégation est parmi les plus anciennes du Parlement européen et est responsable du maintien et du développement des liens avec les parlementaires de la Knesset à Jérusalem.

Blanca Tapia, de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE, a confirmé que la définition de l’antisémitisme a été retirée l’an dernier, « avec d’autres documents non officiels », et que son organisation n’avait en fait jamais considéré le document comme une définition valide.

Elle a dit que son organisation n’était pas au courant d’ autres définitions officielles du phénomène et qu’elle n’était pas en mesure de le définir.

Shimon Samuels, directeur des affaires internationales pour le Centre Simon Wiesenthal, a contesté l’affirmation sur le caractère officieux de la définition et a qualifié son retrait du site de la FRA de « volte-face consternante qui nuit à la crédibilité de l’Union européenne ».