Une délégation américaine de haut niveau est attendue en Israël le mois prochain pour discuter de la coopération renforcée entre Washington et Jérusalem pour combattre le financement iranien des groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah.

Le voyage s’inscrit dans la lignée de l’accord sur le nucléaire signé le mois dernier qui verrait des milliards de dollars gelés affluer vers les caisses iraniennes.

La délégation américaine sera dirigée par le sous secrétaire au Trésor en charge de la lutte contre le terrorisme et les crimes financiers, Adam Szubin, a déclaré un haut responsable de l’administration à Haaretz. Szubin a été un officiel de haut rang dans le régime de mise en place des sanctions depuis 2006, quand il a été nommé directeur du Bureau de Contrôle des Fonds étrangers du Trésor.

La délégation rencontrera des offficiels de différentes agences y compris le ministère des Affaires étrangères, du Mossad, l’agence de renseignement, et du Renseignement militaire.

Des officiels de l’administration ont reconnu qu’une partie de fonds débloqués à la suite de la levée de sanctions pourrait renforcer les alliés iraniens dans la région, mais ont affirmé qu’ils s’attendent à ce que l’argent soit majoritairement investi dans la consolidation d’une économie iranienne en difficulté.

« Les Iraniens continueront à donner de l’argent au Hezbollah, a déclaré l’officiel à Haaretz. Nous avons besoin de coopérer pour savoir comment l’argent arrive pour essayer de le bloquer. On a le sentiment que l’on doit intensifier ce que nous faisons ensemble. Nous devons déplacer notre attention de l’accord nucléaire à toutes les autres choses que l’Iran fait, comme le financement d’organisations terroristes ».

L’officiel a également déclaré que les Etats du Golfe, inquiets de l’influence iranienne dans la région, seront fondamentaux pour surveiller et suivre les mouvements de fonds. Les Emirats Arabes Unis, a-t-il expliqué, servent de point névralgique bancaire pour beaucoup d’officiels iraniens.

« Il y a un niveau de coopération de la part des Etats du Golfe que nous n’avions pas dans le passé », a déclaré l’officiel.