Une délégation américaine se rend en Israël pour discuter de l’accord frontalier avec la Syrie.
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Une délégation américaine se rend en Israël pour discuter de l’accord frontalier avec la Syrie.

La visite de l'équipe de sécurité fait suite à l'annonce de Jérusalem, qui s'exclut d'un accord entre les Etats-Unis et la Russie autorisant les combattants iraniens près de la frontière nord

Des membres du Hezbollah pendant une cérémonie de recueillement  en mai dernier. (Crédit : AFP PHOTO / MAHMOUD ZAYYAT)
Des membres du Hezbollah pendant une cérémonie de recueillement en mai dernier. (Crédit : AFP PHOTO / MAHMOUD ZAYYAT)

Des responsables du Conseil de sécurité national américain ont entamé mardi des pourparlers avec les responsables de la sécurité israélienne, principalement sur l’accord américano-russe concernant la Syrie et la menace croissante de l’Iran pour la région, ont confirmé des responsables américains.

Lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu’Israël ne serait pas lié par l’accord, ce qui éloignerait quelque peu les mandataires iraniens de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la première convention des journalistes chrétiens à Jérusalem organisée par le bureau de presse du gouvernement, le 15 octobre 2017. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

« J’ai expliqué à nos amis à Washington et à nos amis à Moscou que nous opéreront en Syrie, y compris dans le sud de la Syrie, conformément à notre compréhension et conformément à nos besoins de sécurité », a déclaré Netanyahu, qualifiant la politique israélienne de « juste association de fermeté et de responsabilité ».

L’accord, annoncé samedi dans un communiqué conjoint américano-russe, appelle à « la réduction et l’élimination définitive » des combattants étrangers du sud de la Syrie.

Selon les rapports, l’accord s’applique aux mandataires iraniens qui se battent au nom du régime d’Assad et qui seraient tenus de quitter la zone frontalière et éventuellement la Syrie.

Mais selon un responsable israélien anonyme, en vertu de l’accord, les milices associées à l’Iran seraient autorisées à maintenir des positions proches de cinq à sept kilomètres de la frontière dans certaines régions, a rapporté lundi Reuters.

Yisrael Katz, ministre des Transports et du Renseignements, pendant une conférence de presse sur la création d’une île artificielle au large de Gaza et d’un réseau ferré moyen-oriental, le 5 avril 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre israélien du Renseignement, Yisrael Katz, a déclaré aux journalistes dimanche que l’accord « ne répond pas à la demande sans équivoque d’Israël de ne pas accepter les forces du Hezbollah ou de l’Iran à la frontière israélo-syrienne dans le nord ».

En plus de l’accord avec la Syrie, les responsables discuteront probablement de la construction présumée de l’Iran d’une base militaire à moins de 50 kilomètres de la frontière du Golan.

Vendredi, la BBC, citant un responsable de la sécurité occidentale, a rapporté que l’Iran installait une base permanente sur un site utilisé par l’armée syrienne près d’el-Kiswah, à 14 kilomètres au sud de Damas et à 50 kilomètres de la frontière israélienne.

הבסיס שעלול לקלוט את המליציות השיעיות של איראן //אתמול נחשפו על ידי רשת ה-BBC, צילומי לוויין המתעדים שלוחה בתוך בסיס צ…

Posted by ‎אינטלי טיימס‎ on Saturday, 11 November 2017

Au cours du week-end, le chef de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, a fait un voyage non-officiel à Bruxelles pour s’entretenir avec le plus grand général des Etats-Unis en Europe.

Eisenkot a voyagé avec deux généraux de brigade, Erez Maisel, chef de la division des relations étrangères des Forces de défense israéliennes, et Ram Yavne, chef de la division stratégique de l’armée.

En Belgique, les officiers supérieurs ont rencontré le général Curtis Scaparrotti, qui est à la fois le chef du commandement européen de l’armée américaine et le commandant suprême des forces alliées de l’OTAN.

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