Une délégation du Hamas a entamé une visite chez son allié iranien pour évoquer le récent rapprochement entre le mouvement terroriste et ses rivaux de l’Autorité palestinienne, a indiqué vendredi un de ses responsables.

Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis une décennie, et le Fatah, principal composante de l’Autorité palestinienne dont le pouvoir limité ne s’exerce qu’en Cisjordanie, se sont – pour la énième fois – engagés ce mois-ci sur la voie de la réconciliation.

Les deux factions ont décidé de contribuer à la mise en place d’un gouvernement d’union palestinien sous l’égide de l’Autorité palestinienne, qui devrait ainsi pouvoir prochainement exercer son pouvoir dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis 2007 quand le Hamas y avait pris le dessus sur le Fatah par les armes.

La délégation en visite à Téhéran est emmenée par Salah al-Arouri et rencontrera des hauts responsables iraniens, a indiqué le responsable du Hamas sous le couvert de l’anonymat.

Israël a prévenu qu’il ne reconnaîtrait pas un gouvernement d’union palestinien si le Hamas ne rompait pas ses liens avec Téhéran et ne désarmait pas.

« Personne au monde ne peut nous prendre nos armes », a déclaré jeudi le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, selon des propos rapportés par le mouvement terroriste, dont les effectifs de la branche armée sont estimés à 25 000 hommes.

Yahya Sinwar, le nouveau chef du Hamas à Gaza, pendant l'inauguration d'une mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Yahya Sinwar, le nouveau chef du Hamas à Gaza, pendant l’inauguration d’une mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)