Une élue de la Knesset (Likud) est devenue samedi la dernière personnalité publique à rejoindre la campagne mondiale #MeToo, révélant deux expériences vécues de harcèlement sexuel alors qu’elle travaillait comme journaliste, il y a vingt ans.

Nava Boker a expliqué à la Dixième chaîne que tandis qu’elle était jeune correspondante pour la Première chaîne, aujourd’hui disparue, une personnalité éminente de la télévision publique avait eu envers elle une initiative « explicite et totalement claire ».

« Quand j’étais journaliste à l’émission Mabat [principale émission quotidienne d’information] sur la Première chaîne, je voulais vraiment avancer », a-t-elle raconté.

« Je me suis tournée vers l’un des responsables des programmes et sa proposition a été explicite et totalement claire ».

Selon Boker, « il m’a dit que si j’allais avec lui dans son appartement, etc., alors je pourrais obtenir tout ce que je voulais. J’ai préféré abandonner cette opportunité ».

Sans donner de détails, elle a également indiqué que, plus tard dans sa carrière, le propriétaire d’un journal dans lequel elle était rédactrice l’avait « sexuellement harcelée » et que lorsqu’elle l’avait affronté, il lui avait dit que le journal était sur le point de déposer le bilan et qu’elle ne pourrait rien faire.

« J’ai laissé tomber », a-t-elle commenté.

La campagne #MeToo, entraînée par les révélations sur les accusations de harcèlement sexuel contre Harvey Weinstein, producteur à Hollywood, a été l’occasion pour les femmes du monde entier de partager leurs expériences d’agressions sexuelles.

En Israël, des accusations similaires ont été proférées contre les journalistes vétérans Haim Yavin et Gabi Gazit ainsi que contre Alex Gilady, président du groupe de radiodiffusion Keshet et représentant israélien au sein du comité international olympique.