Une députée LFI cite la Bible contre le projet de loi anti-terroriste
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Une députée LFI cite la Bible contre le projet de loi anti-terroriste

Danielle Obono se demande si la loi ne concernerait pas implicitement que les lieux de cultes musulmans

Danièle Obono, député de la France insoumise convoque la Bible pour contrer un amendement du projet de loi anti-terroriste (Crédit: capture d'écran LCP)
Danièle Obono, député de la France insoumise convoque la Bible pour contrer un amendement du projet de loi anti-terroriste (Crédit: capture d'écran LCP)

L’examen du projet de loi, déjà voté au Sénat, sur la sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme se poursuit en France sur les bancs clairsemés de l’Assemblée nationale, et il donne lieu à quelques accrochages.

Si les députés LREM défendent un projet « équilibré et courageux », le Front national dénonce pour sa part « une petite loi de police administrative », et la France insoumise pointe les « dérives liberticides » dudit projet.

Lors d’un échange musclé avec le député LR Guillaume Larrivé, Danielle Obono, députée LFI, souvent décrite comme proche du contesté Parti des Indigènes de la République, amène le débat sur le terrain biblique des Prophètes, plus spécifiquement Samuel 15;13.

Danièle Obono se demande si en cas de présence « d’idées et de théories » appelant à la violence dans une église par exemple, cette dernière pourrait être menacée de fermeture, ou si la loi ne concernerait pas implicitement que les lieux de cultes musulmans.

Elle cite un passage de l’Ancien Testament : « Maintenant, va les attaquer et voue-les moi en les exterminant totalement avec tout ce qui leur appartient. Sois sans pitié et fais périr hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs, moutons, chèvres, chameaux et âne. » Le passage concerne un ordre donné par Dieu via le prophète Samuel au roi Saul.

Si un prêtre dans une église prononçait ces mots, cela pourrait-il entraîner la fermeture de son lieu de culte pour radicalisation des esprits ?

En y regardant de plus près, peut-être pas. Car si Dieu réclame ici l’extermination du peuple d’Amalek, le roi Saul ne l’écoute pas et laisse en vie le roi Agag, chef des Amalécites. Prouvant que l’on peut désobéir, même à Dieu. Pas idéal pour radicaliser les foules.

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