Une enquête interne sur la mort d’un responsable de l’Autorité palestinienne début décembre, après une confrontation avec des soldats, les lave de tout soupçon, a rapporté la Dixième chaîne mardi.

Ziad Abu Ein est décédé le 10 décembre sur la route de l’hôpital de Ramallah après avoir participé à une échauffourée avec des soldats israéliens près de Turmusaya, au nord de la Cisjordanie.

Selon des sources israéliennes, une autopsie – en présence de médecins palestiniens et jordaniens – a constaté qu’Abu Ein est décédé d’une crise cardiaque, probablement provoquée par le stress de la situation ainsi qu’une déficience cardiaque préexistante.

Les Palestiniens contestent cette conclusion, affirmant qu’Abu Ein est mort après avoir été frappé par des soldats et avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Selon les conclusions de l’enquête préliminaire, menée par le commandement central de l’armée israélienne, tous les soldats impliqués – y compris celui qui a empoigné Abu Ein – ont agi conformément aux règlements de l’armée. En outre, l’utilisation de gaz lacrymogènes lors de la manifestation s’est révélée justifiée.

En raison de la nature sensible de l’incident, l’enquête de Tsahal sera suivie par une investigation séparée de la police militaire, selon les information de la chaîne.

La mort du haut responsable avait été condamnée par États-Unis et la Grande-Bretagne, qui avaient appelé à une enquête rapide, et suivie de menaces de représailles de Ramallah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Moshe Yaalon avaient exprimé leurs regrets et déclaré qu’une enquête militaire serait lancée.

L’Autorité palestinienne avait menacé de mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël avant de faire marche arrière.

Abu Ein, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, avait été extradé des Etats-Unis vers Israël en 1981 pour sa complicité dans un attentat à la bombe deux ans plus tôt – un attentat qui avait causé la mort de deux adolescents israéliens.

Il a été libéré en 1985 lors d’un échange de prisonniers au cours duquel trois soldats de Tsahal capturés au Liban ont été relâchés. Il était également vice-ministre en charge des prisonniers.