Une candidate à l’assemblée étudiante de l’Université Stanford a déposé une plainte après s’être vu demandée comment sa foi juive influerait sur ses décisions.

Molly Horwitz a déposé la plainte auprès du commissaire aux élections étudiantes peu après l’entrevue d’approbation le 13 mars, avec un groupe de coordination sur le campus, indique le journal étudiant Stanford Review, dimanche. Les élections ont eu lieu mardi.

Lors de l’entrevue avec les Students of Color coalition, un membre a demandé à Horwitz : « Compte tenu de votre forte identité juive, comment voteriez-vous sur le désinvestissement ? ».

En février, l’assemblée étudiante a adopté une résolution demandant à Stanford de boycotter les entreprises israéliennes situées en Cisjordanie.

Affiche de campagne de Molly Horwitz (Crédit : Facebook)

Affiche de campagne de Molly Horwitz (Crédit : Facebook)

Horwitz, originaire du Paraguay et vivant dans le Milwaukee, a déclaré à la coalition qu’elle désapprouvait le vote du Sénat au sujet du désinvestissement mais a réitéré sa foi dans le système démocratique de l’assemblée et son espoir pour la paix au Moyen-Orient, indique le Review.

Horwitz faisait partie d’un nombre limité de candidats interviewés par la coalition, une organisation rassemblant les six organisations estudiantines.

Son formulaire d’approbation faisait référence à son judaïsme, y comprenait des déclarations telles que « je me considère comme étant une fière Américaine du Sud et en tant que Juive » et « Je sentais que je n’étais pas assez pour la communauté latino-américaine et embrassé encore plus mon identité juive », indique le journal étudiant.

Horwitz a demandé les excuses publiques de la coalition.

Lors d’une réunion avec un responsable de l’université, les membres de la coalition ont donné une version différente de la ligne de questionnement, selon The Review.

L’incident survient deux mois après un incident semblable à l’UCLA. Les quatre membres du gouvernement étudiant qui s’étaient entretenus avec Rachel Beyda au cours d’une audience de confirmation se sont excusés plus tard.

Lors de l’audience du 10 février, quatre membres du gouvernement étudiant de l’université de Californie à Los Angeles ont mis en doute la capacité de Beyda de prendre des décisions impartiales sur les cas où la communauté juive avait un intérêt tout en étant un membre actif dans les organisations juives sur le campus.

« Ce qui a suivi, c’était 40 minutes dégoûtantes de ce qui ne peut être décrit que comme de l’antisémitisme sans équivoque au cours desquelles, certains de nos membres du conseil ont recouru à certaines des plus anciennes accusations contre les Juifs, y compris les loyautés divisées et la malhonnêteté », a écrit le colocataire de Beyda, Rachel Frenklak dans le Daily Bruin, le journal étudiant de l’UCLA.

Fabienne Roth, Manjot Singh, Negeen Sadeghi-Movahed et Sofia Moreno Haq ont tous soulevé des questions au sujet de la confirmation de la nomination de Beyda au conseil juridique du gouvernement étudiant de l’UCLA.`

Roth a souligné un exemple de cas en mai dernier et a fait valoir que deux étudiants qui avaient participé à des voyages parrainés en Israël n’auraient pas dû être autorisés à voter pour une résolution qui consistait à viser Israël avec des mesures de boycott, de désinvestissement et de sanctions.

La nomination de Beyda a été initialement bloquée par un vote à 4 contre 4. Cependant, un second vote a été organisé après qu’un membre du corps professoral soit intervenu pour expliquer que les affiliations juives de Beyda ne constituaient pas un conflit d’intérêts.

Roth, Singh, Sadeghi-Moyahed et Haq se sont tous excusés publiquement dans les colonnes du Daily Bruin.

Le recteur de l’UCLA, Gene D. Block, qui est juif, a publié une note sur le campus à la suite de l’incident.

« Les points de vue des autres peuvent nous mettre mal à l’aise, peut-on lire dans le message. C’est peut-être inévitable. Mais supposer que chaque membre d’un groupe ne peut pas être impartial ou est motivé par la haine est intellectuellement et moralement inacceptable ».

« Les affiliations religieuses et l’identité ethnique ne devraient pas et ne doivent pas empêcher quelqu’un d’être un juge efficace », a déclaré le comité de rédaction du Daily Bruin le 12 février.