JERUSALEM, (AFP) – Une ancienne militaire de l’armée israélienne, condamnée à quatre ans et demi de prison pour espionnage et transmission de documents militaires secrets, a été libérée dimanche 26 janvier, après avoir purgé 26 mois.

La chaîne de télévision privée Channel 2 a diffusé des images de Anat Kam quittant la prison pour femmes de Neve Tirza, située près de Tel-Aviv.

Anat Kam avait été condamnée en octobre 2011, après avoir plaidé coupable d’avoir transmis des documents au journal Haaretz qui les avait utilisés pour publier en 2008 un article indiquant que les troupes israéliennes avaient reçu l’ordre de mener des assassinats ciblés de militants palestiniens, en violation d’une décision de la Cour suprême.

Elle avait déclaré que ses actes avaient un mobile idéologique, et qu’elle avait voulu faire dévoiler les stratégies de l’armée dans les Territoires palestiniens.

Elle avait commencé à purger sa peine en novembre 2011, mais en décembre 2012, la Cour suprême avait réduit sa peine d’un an. Sa libération anticipée avait été décidée début janvier.

Le journaliste Uri Blau, dont l’article publié par Haaretz était fondé sur des documents fournis par la soldate, avait été condamné à quatre mois de travaux d’intérêt général après avoir reconnu, dans le cadre d’une négociation de peine, la possession de documents militaires classés secrets et avoir transmis ces documents aux autorités concernées.

L’avocat d’Anat Kam, Ilan Bombach, a indiqué dimanche que l’ex-soldate avait entamé des poursuites judiciaires à l’encontre de M. Blau et du quotidien israélien Haaretz, pour ne pas avoir protégé son identité.