Des hommes non identifiés ont fait exploser tard vendredi la voiture d’un dirigeant du Hamas, la deuxième attaque visant un cadre du mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza en moins de trois semaines, a indiqué un responsable de la sécurité.

Cette explosion, qui n’a fait aucune victime, est un signe supplémentaire des vives tensions auxquelles est en proie actuellement le territoire palestinien.

« La police a ouvert une enquête après qu’une bombe artisanale a fait exploser la voiture du cheikh Sami Hams dans le camp de réfugiés de Nousseirat », au sud de la ville de Gaza, a déclaré à l’AFP un responsable au sein des services de sécurité gazaouis, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Des témoins ont précisé que le véhicule, garé devant le domicile du cheikh Hams, avait entièrement été détruit.

Le 20 janvier, une attaque similaire avait visé la voiture du directeur administratif et financier de la police militaire du Hamas devant son domicile à Gaza. D’autres attaques ont eu lieu au cours des derniers mois dans la bande de Gaza, sans être revendiquées.

Plusieurs connaisseurs de la bande de Gaza s’alarment du danger d’une perte progressive par le Hamas du contrôle qu’il exerce sur le territoire depuis 2007, et d’une montée en puissance de radicaux de plus en plus actifs et de plus en plus visibles depuis la guerre de l’été 2014 contre Israël.