Une compagnie pharmaceutique israélienne a accepté de payer 47,5 millions de NIS en compensation aux utilisateurs de l’un de ses médicaments qui ont laissé des centaines d’effets secondaires significatifs après un changement dans la formule du médicament.

Perrigo Israel Agencies, la branche locale du fabricant de médicaments américain Perrigo, a conclu un accord avec les plaignants dans le cadre d’un recours collectif intenté contre Eltroxin, un médicament utilisé pour traiter les thyroïdes inactifs, a rapporté dimanche le quotidien Yedioth Aharonoth.

Un accord a été conclu après des mois de médiation entre les deux parties, menées par l’ancien président de la Cour suprême Asher Grunis. L’accord doit être soumis à la Cour suprême pour approbation.

Ceux qui ont droit à une indemnisation sont des patients qui prenaient régulièrement Eltroxin avant février 2011, puis ils ont utilisé la nouvelle formule sans que le médecin leur demande d’effectuer un test sanguin pour vérifier qu’il n’y avait pas d’effets secondaires indésirables, selon le rapport.

Selon les termes des accords, les patients auront droit à des paiements d’un montant compris entre 4 200 NIS et 9 000 NIS. Un montant supplémentaire de 5,2 millions de NIS doit être affecté à titre de don public pour améliorer le traitement et le suivi des patients en endocrinologie.

Eltroxin a été distribué en Israël en 2010 et utilisé par environ 250 000 patients.

En février 2011, la formule a été modifiée par le fabricant fournissant le médicament à Perrigo. Bien que Perrigo ait informé des clients locaux tels que des organisations de soins de santé et des médecins, les procureurs ont soutenu que l’entreprise n’insistait pas sur la nécessité pour les patients de passer un test sanguin après avoir pris la nouvelle formule. Il n’a pas non plus changé les instructions sur l’emballage jusqu’en août 2011, bien que des effets secondaires inquiétants aient été constatés en Nouvelle-Zélande et au Danemark.

En quelques semaines, des centaines d’utilisateurs ont commencé à se plaindre d’effets secondaires qui, dans certains cas, comprenaient la dépression et la perte de cheveux.

Dans la panique qui a suivi, le ministère de la Santé a mis sur pied un comité d’enquête qui a établi un lien entre l’introduction de la nouvelle formule et les effets secondaires signalés.

Un recours collectif a été approuvé en 2015 contre Perrigo Israël. À la suite d’un appel, la médiation a été ordonnée.