Une Gazaouie a été accusée d’avoir tenter de faire entrer des explosifs en Israël depuis Gaza, en profitant d’un laissez-passer humanitaire octroyée à sa sœur qui doit être soignée pour un cancer.

L’acte d’inculpation déposé jeudi devant la Cour des magistrats de Beer Sheva accuse Ibtisam Musa, 59 ans, d’avoir été recrutée par le groupe terroriste du Hamas pour faire entrer en contrebande des tubes étiquetés comme des médicaments. L’un des tubes était rempli de nitroglycérine.

Un agent du Hamas a dit à Musa que les explosifs étaient destinés à une femme arabo-israélienne qui répond au nom de « Umm Shadi Hosni », pour être utilisés lors d’une attaque terroriste en Israël. Les procureurs ne connaissent pas l’identité des agents du Hamas ni de Umm Shadi Hosni, selon le quotidien Haaretz.

Les procureurs ont demandé à ce que Musa soit placée en détention durant toute la durée de son procès.

Musa a été arrêtée le 19 avril avec sa sœur au poste-frontière d’Erez.

Les explosifs ont été découverts durant une fouille par les forces de sécurité, et les démineurs de la police s’en sont débarrassés. Musa et sa sœur ont été placées en détention pour être interrogées par le Shin Bet.

Alors qu’Israël surveille de près ses postes-frontière vers et depuis Gaza dans le cadre d’un embargo sécuritaire, il autorise des milliers de Palestiniens à quitter l’enclave pour recevoir des soins médicaux en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie chaque année.

En mars, le vice-ministre de la Défense Eli Ben Dahan a affirmé que le Hamas se servait des victimes du cancer à Gaza comme de mules pour faire passer de l’argent et de l’or en Israël pour financer les opérations terroristes.

Ces propos faisaient suite à un article qui déterminait une diminution conséquente du nombre de laissez-passer délivres.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.