Des représentants du syndicat Histadrout et de l’Association des fabricants d’Israël ont négocié un accord mercredi en vertu duquel le salaire minimum augmenterait progressivement, passant de 4 300 shekels (874 euros) à 5 000 shekels (1 000 euros) au cours des deux prochaines années.

L’accord a reçu l’approbation du gouvernement, et les représentants devaient le signer mercredi matin, évitant une grève générale initiée par la Histadrout.

L’augmentation de 16 % doit être appliquée progressivement en trois paliers – le premier le 1er janvier 2015 et le dernier le 1er janvier 2017 – augmentant au bout du compte le salaire horaire de 23 sh. à 27 sh.

En raison du renvoi du ministre des Finances Yair Lapid le mardi soir et de l’annonce d’élections anticipées, l’accord ne s’applique pas aux fonctionnaires, les pourparlers entre les associations syndicales et le gouvernement ayant été gelés jusqu’à nouvel ordre.

Le ministre de l’Economie Naftali Bennett a salué la décision comme une « importante nouvelle pour tout Israël ».
« Cela s’est effectué de la bonne manière – par le dialogue plutôt que par la force », a déclaré Bennett dans un communiqué posté sur Facebook.

La mesure a également été saluée par des députés de gauche, dont certains ont comparé l’efficacité des syndicats à l’incompétence du gouvernement Netanyahu.

« Ce n’est pas une réussite pour ce gouvernement incompétent, c’est une réussite pour la Histadrout », a déclaré la députée travailliste Merav Michaeli. « C’est à cela que la Histadrout doit ressembler : elle doit se soucier de ses employés défavorisés et travailler à combler les fossés. »

Pour le député Dov Khenin du parti Hadash, la mesure est un « progrès », mais il souhaite promouvoir un projet de loi qui fixerait salaire minimum à 30 shekels avant que le gouvernement actuel ne se décompose.

« Nous ne pouvons pas renoncer à transformer ce projet en loi » a-t-il écrit.

« Je me battrai pour cela lors d’une réunion avec le président de la Knesset Yuli Edelstein et les chefs des factions. Nous avons une majorité de signataires pour le projet de loi sur le salaire minimum, et maintenant nous devons insister pour que cette majorité s’exprime dans un vote en séance plénière dès la semaine prochaine. »

Les négociations entre les représentants de l’Etat et la Histadrout ont échoué à plusieurs reprises au cours des dernières semaines, et le syndicat avait menacé de lancer une grève générale.

Selon la Deuxième chaîne, entre un quart et un tiers des travailleurs israéliens sont employés sur la base d’un salaire minimum.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.