La femme d’un gardien de sécurité du Parlement libanais a été mise en détention car elle est suspectée d’avoir aidé l’agence d’espionnage israélienne, le Mossad, annonce jeudi le journal libanais Al Joumhouria.

L’article précise que les forces de sécurité libanaises ont passé plusieurs mois à traquer le gardien car, à l’origine, il était suspecté de contacter l’agence israélienne.

Le gardien a été arrêté il y a trois semaines et secrètement transféré dans un établissement sécuritaire pour être interrogé.

Les autorités libanaises ont ensuite perquisitionné le domicile du gardien et ont confisqué deux ordinateurs personnels, dont un qui appartenait à sa femme, poursuit l’article.

Cependant, les enquêteurs libanais ont plus tard conclu que c’était en fait la femme du gardien qui était en contact avec des agents israéliens, tandis que la gardien lui-même n’avait apparemment aucune connaissance de la double vie de son épouse.

L’enquête a révélé que l’épouse du gardien avait été contactée par le Mossad via les médias sociaux, et qu’elle avait reçu des sommes d’argent – relativement petites – en échange de tâches demandées par l’agence israélienne.

Les sources de sécurité libanaises ont affirmé que la femme était toujours en formation et que le véritable objectif du Mossad était d’atteindre son mari, révèle le site d’informations Ynet.

Les autorités israéliennes n’ont pour le moment pas commenté le contenu de ces articles.

En janvier, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naim Qassem, a révélé que les échelons supérieurs de l’organisation avaient été infiltrés par un espion. Deux semaines et demie plus tard, un homme identifié comme étant Mohammad Shorbah, aurait admis qu’il avait été en contact avec Israël.

Shorbah aurait joué un rôle clé dans l’assassinat, en 2008, du haut responsable du Hezbollah Imad Mughniyeh à Damas, et a avoué avoir déjoué cinq tentatives menées par le groupe pour venger sa mort, s’attirant par la même occasion les soupçons du Hezbollah.

L’assassinat de Mughniyeh a été considéré comme un coup dur pour le groupe et, même si Israël n’a jamais revendiqué la responsabilité de cette élimination, le Hezbollah a toujours accusé Jérusalem d’en être l’auteur.