Environ 2 000 personnes ont défilé samedi matin dans la ville d’Afula, au nord d’Israël, à la mémoire de Shelly Dadon.

La jeune fille de 19 ans a été retrouvée morte au début du mois dans la zone industrielle de la ville. Un meurtre pour lequel la piste nationaliste est privilégiée.

Les manifestants ont demandé au gouvernement de mettre en place des mesures drastiques contre les terroristes et de mettre fin également aux libérations de prisonniers qui sont d’anciens terroristes.

Des bougies à la mémoire de Shelly Dadon ont été allumées et, au cours de la marche, « Le sang de Shelly est mon sang », pouvait-on lire sur les pancartes.

Certains manifestants portaient des gants rouges pour critiquer selon eux l’indulgence de leur gouvernement envers « ceux qui ont du sang sur les mains ».

Le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a promis lundi, au cours d’une visite de condoléances chez les parents de la victime, que les meurtriers seraient bientôt retrouvés.

Le corps de Shelly Dadon, battu à mort, a été retrouvé le 1er mai dans un parking abandonné de Migdal Haemek, une ville située à quelques kilomètres d’Afula, là où elle résidait.

Et les détails de l’enquête sur sa mort ne peuvent être rendus publics à l’heure actuelle. Alors qu’il ne pouvait en dire plus suite au classement
« confidentiel » de cette affaire, Aharonovitch a déclaré que l’enquête avançait très rapidement.

« L’enquête avance à très grand pas », a-t-il affirmé à la famille Dadon,
« les assassins seront bientôt arrêtés et paieront le prix fort de ce meurtre abominable ».

Shelly Dadon repose depuis samedi soir au cimetière d’Afula. Quelques personnes présentes lors de son inhumation ont crié vengeance.