Les forces de sécurité palestiniennes ont découvert qu’une résidente arabe israélienne de Jérusalem-Est, divorcée et mère de deux enfants, s’est envolée pour la Syrie et a rejoint les rangs de l’Etat islamique, ont révélé mardi des sources palestiniennes de haut rang au Times of Israel.

L’Arabe israélienne est actuellement à Raqqa, en Syrie, la ville qui est considérée comme la plaque tournante de l’organisation du groupe terroriste en Irak et la Syrie. Ses enfants vivent dans un village situé près de Jérusalem.

Les responsables ont en outre déclaré que l’AP avait arrêté 15 Palestiniens en Cisjordanie pour des liens avec le groupe djihadiste, et qu’un officier supérieur de la péninsule du Sinaï lié à l’EI, qui est recherché par l’Egypte, se cache dans la bande de Gaza.

Les fonctionnaires ont dit que les 15 suspects ont été arrêtés ces derniers mois par l’appareil de sécurité palestinien en Cisjordanie.

Plusieurs d’entre eux ont été interpellés pour s’être identifiés idéologiquement avec le groupe djihadiste, d’autres pour des liens plus concrets.

À ce jour, l’Autorité palestinienne a arrêté des dizaines de personnes pour des accusations similaires, mais la plupart ont été libérées. Entre autres, une femme de nationalité palestinienne d’un pays occidental était soupçonnée d’avoir des liens avec l’EI. Elle a été arrêtée, condamnée et a purgé une peine en prison avant d’être libérée.

Les sources palestiniennes ont indiqué que leurs forces de sécurité maintenaient une étroite coordination avec leurs homologues israéliens sur le sujet de l’Etat islamique en Cisjordanie, et que les deux parties ont travaillé en commun pour contrecarrer la mise en place de toutes les cellules du groupe extrémiste dans la région.

Les forces israéliennes ont arrêté plusieurs citoyens ces derniers mois pour leur participation à l’Etat islamique. Un résident de Nazareth a été inculpé dimanche pour avoir rejoint le groupe terroriste et pris part à la guerre contre l’Irak.

Le mois dernier, le Shin Bet a arrêté sept autres citoyens israéliens qui avaient juré allégeance à l’Etat islamique, ce qui est illégal en Israël depuis septembre.

Les responsables palestiniens ont également affirmé mardi que l’un des hommes les plus recherchés en Egypte, un chef d’Ansar Bayt al-Maqdess, organisation affiliée à l’État islamique, se cache dans la bande de Gaza.

Le leader islamiste Shadi al-Menei a échappé du Sinaï vers la bande de Gaza et est en contact là-bas avec les responsables du Hamas, y compris Iman Nofel, l’un des commandants de la branche armée du Hamas.

La branche du Sinaï de l’État islamique a attaqué la semaine dernière les forces de sécurité égyptiennes avec des roquettes et une voiture piégée dans la province du Nord de la péninsule dans des attaques simultanées, tuant au moins 30 personnes et provoquant la poursuite des affrontements entre l’armée et les islamistes.