Une mère hassidique de Brooklyn qui avait perdu la garde de ses trois enfants après avoir annoncé qu’elle était lesbienne a pu obtenir à nouveau la garde après deux ans d’appel.

Chavie Weisberger doit continuer à tenir un foyer casher, et envoyer ses enfants dans des écoles hassidiques, a jugé la cour d’appel du district de New York.

Leur père aura un droit de visite le week-end, et pour les fêtes juives, a annoncé mardi le New York Post.

Weisberger avait obtenu la garde de ses enfants, alors âgés de deux, trois et cinq ans, quand elle avait divorcé de son mari en 2009, après lui avoir avoué qu’elle aimait les femmes. Trois ans après, son ex-mari était retourné devant les tribunaux pour demander la garde des enfants, affirmant qu’elle violait leur accord de divorce qui stipulait qu’elle devait les élever dans un foyer religieux.

Il a affirmé que son ex-épouse avait annoncé son homosexualité à leur aîné, et qu’elle vivait avec un homme transgenre. Il a ajouté qu’elle avait donné aux enfants un livre sur le fait d’avoir deux papas, avait coupé les peyes de leur fils, et les avait laissés voir un film de Noël.

En 2015, la cour d’appel de Brooklyn avait estimé que Weisberger avait violé l’accord d’éducation de leurs enfants dans un environnement religieux, et avait accordé la garde pleine au père.

Le juge, Eric Prus, avait déclaré que l’éducation religieuse des enfants était le « facteur le plus important » pour déterminer le mode de garde. Prus avait aussi menacé Weisberger de restreindre les droits de visite de ses enfants à des visites supervisées, et lui avait ordonné de ne pas révéler sa sexualité à ses plus jeunes enfants.

Le 16 août, la cour d’appel a indiqué que le jugement précédent contrevenait aux droits de Weisberger et lui a rendu la garde.

« Une clause d’éducation religieuse ne devrait pas, et ne peut pas, être appliquée au point de contrevenir au droit légitime d’un parent à s’exprimer librement », ont écrit les trois juges dans leur décision, selon le Post.

« Le poids des preuves ne soutient pas la conclusion selon laquelle il serait dans le meilleur intérêt des enfants de voir leur mère leur cacher systématiquement la vraie nature de ses sentiments et de ses croyances. »