Une mosquée près de Ramallah a été brûlée au cours de la nuit dans une attaque qui aurait été perpétrée par certains résidents extrémistes des implantations, ont fait savoir des responsables palestiniens mercredi matin, alors qu’une synagogue historique dans une ville israélo-arabe a été attaquée aux cocktails Molotov.

Le premier étage de la mosquée d’al-Mughayir, près de Ramallah, a été incendié.

« Les colons ont mis le feu à l’ensemble du premier étage de la mosquée » ont indiqué les responsables palestiniens. Celle-ci se situe dans le village d’al-Mughayir, près de l’implantation juive de Shilo.

Les responsables ont déclaré que c’était la deuxième fois que la mosquée avait été attaquée, après un incendie similaire en 2012.

Les rapports, qui ont accusé les résidents des implantations d’avoir incendié les lieux, ont indiqué que les villageois ont remarqué le feu et la fumée provenant de la mosquée à environ 3h30 du matin, selon la radio israélienne. L’incendie a causé d’importants dégâts aux meubles au premier étage.

Les photos publiées par l’agence palestinienne Maan montrent des tapis et des murs sévèrement endommagés dans la mosquée.

Les Palestiniens ont déposé une plainte auprès de l’autorité civile de Tsahal en Cisjordanie, et les forces de sécurité, y compris le service de sécurité du Shin Bet, enquêtent sur l’incident, selon le site Ynet.

Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a déclaré que la police avait été déployée mercredi près de l’entrée de Mughayir mais que « des perturbations dans la zone » avaient empêché d’ouvrir une enquête.

Rosenfeld n’a pas précisé l’ampleur des perturbations, mais les attaques telles que celle de Mughayir sont souvent à l’origine d’émeutes violentes.

A Shfaram, une ville arabe dans le nord d’Israël, une synagogue datant du milieu du 18ème siècle a été attaquée au cocktail Molotov, provoquant de légers dégâts mais pas de blessés, a annoncé la radio israélienne. La synagogue avait été rénovée en mai dernier dans un effort lié au dialogue inter-religieux.

On suspecte à nouveau la montée d’attaques « Prix à payer ». Des habitants de Jérusalem rapportent mardi matin que des vandales ont endommagé plusieurs voitures et peint à la bombe « Pas d’Arabes, pas de voitures » sur le trottoir à proximité du quartier de Beit Safafa.

Le graffiti fait référence à plusieurs attaques récentes dans lesquelles des conducteurs palestiniens ont lancé leurs véhicules sur des foules de personnes.

La colère s’est répandue parmi les Israéliens à la suite d’une flambée d’attaques terroristes au cours des dernières semaines, et notamment les deux assassinats de lundi.

Une manifestation a eu lieu lundi soir contre cette vague de violence, des manifestants ont bloqué une route dans le centre de Jérusalem, et un chauffeur de taxi arabe a été attaqué par lanceurs de pierres.

La police a déclaré mardi avoir arrêté 4 garçons de 13 ans qui ont jeté des pierres sur un chauffeur de taxi.

Les manifestants, qui semblaient réunir une dizaine de personnes comme on le voit dans une vidéo, ont organisé un rassemblement impromptu appelant à la réaction du gouvernement après qu’un soldat de Tsahal et qu’une jeune femme aient été tués dans des attaques terroristes distinctes au cours de la journée de lundi.

Des chants tels que « Pas d’Arabes, pas d’attaques terroristes ! » ont été entendus et les manifestants portaient des pancartes avec des slogans anti-arabes.