Une mosquée d’un village proche de Bethléem a été incendiée tôt mercredi matin et des graffitis anti-arabes ont été tagués sur ses murs, selon l’agence de nouvelles palestinienne Maan.

Les fidèles venus prier à la mosquée de Jaba, à l’ouest de Bethléem, ont découvert le feu et l’ont rapidement éteint. Aucun blessé n’a été rapporté.

Selon des témoins, des graffitis injurieux, écrits en hébreu, appelaient à des représailles contre les Arabes et les musulmans.

Selon des Palestiniens locaux, l’incendie criminel serait l’œuvre d’habitants des implantations.

Des extrémistes de droite ont par le passé perpétré de nombreux incendies et taggué des graffitis sur des propriétés arabes en Cisjordanie et à Jérusalem, sous le slogan « Prix à payer ».

Plus tôt ce mois-ci, un habitant juif de Cisjordanie a été condamné à trois ans de prison après avoir été reconnu coupable d’un incendie criminel à caractère raciste perpétré dans un village de Cisjordanie en 2013.

Le tribunal de district de Lod a classé l’incident comme un crime de haine de type « Prix à payer ». Il a condamné Binyamin Richter à 12 mois de liberté conditionnelle et à un dédommagement de 15 000 shekels aux propriétaires de leur propriété.

Le mois dernier, plus d’une dizaine de membres du groupe extrémiste Lehava ont été arrêtés pour leur implication dans un incendie criminel de type « Prix à payer » dans une école bilingue arabe-hébreu en novembre.

Alors que les attaques contre des propriétés et des sites saints palestiniens sont fermement condamnées par les politiciens et les chefs religieux israéliens, les responsables de la sécurité ont souvent du mal à traduire les auteurs présumés en justice.